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 Joyce Carol Oates

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Le Mouton Sauvage
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MessageSujet: Joyce Carol Oates   12/9/2009, 00:37

Avant de revenir plus longuement sur l’auteur, je démarre de suite avec ma dernière lecture : Viol, une histoire d’amour.

L’histoire débute un 4 juillet, jour de l’Independance Day, à Niagara Falls. L’instant doit être festif, joyeux et amical. Pétards, concerts de klaxons, matchs de base-ball et feux d’artifice. D’ailleurs Tina et sa fille sortent d’une petite fête pour cette occasion. Tina est fatiguée et veut simplement rentrer tranquillement chez elle. Quoi de plus naturel de prendre un raccourci à travers le parc… Cela lui fera gagner quelques minutes, l’air y est si pur et il y fait si bon pour s’y promener.



Le hasard a voulu qu’elle emprunte donc la voie du parc, le hasard a également fait croiser son chemin avec une bande de jeunes défoncés et ivres ; et c’est ainsi que tout bascula. Les jeunes violèrent la mère, sous les yeux de sa fille également brutalisée, avant de les laisser pour morte dans un hangar à bateaux.
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MessageSujet: Re: Joyce Carol Oates   12/9/2009, 00:39

Après qu’elle eut été violée, frappée, battue et laissée pour morte sur le sol crasseux du hangar à bateaux du parc de Rocky Point. Après qu’elle eut été traînée dans le hangar par ces cinq types ivres – à moins qu’ils aient été six ou sept – et sa fille de douze ans avec elle qui hurlait Lâchez-nous ! Ne nous faites pas de mal ! Ne nous faites pas de mal s’il vous plait ! Après qu’elle avait été poursuivie par ces types comme une meute de chiens lancés sur leur proie, se tordant la cheville, perdant ses deux souliers à talons sur le bord de l’étang. Après qu’elle les avait suppliés de ne pas toucher à sa fille et qu’ils s’étaient moqués d’elle. Après qu’elle avait décidé, Dieu sait ce qu’il lui avait pris, de couper par le parc au lieu d’en faire le tour pour rentrer chez elle. [...] Traverser le parc en longeant l’étang, sur un sentier envahi de broussailles. Une économie d’une dizaine de minutes. Se disant que ce serait agréable de passer par le parc, le clair de lune sur l’étang, même si l’eau était mousseuse et souillée de boites de bière, de papiers d’emballage, de mégots. Prenant cette décision, une fraction de seconde dans une vie et cette vie est changée à jamais.

Mais Tina doit être trop belle. Elle est un peu trop marginale pour cette société et au procès, toute la ville la condamne. « Cette femme l’a bien cherché » se murmure-t-on dans les salons de thé. Une mère qui s’habille encore comme une adolescente, qui porte des mini-jupes, cela ne peut-être qu’une garce, une pute qui ne mérite que ce qu’elle a eu. Il parait qu’elle était ivre et qu’elle avait fumé quelques substances illicites à la fête, elle a donc du provoquer ces jeunes. Au final, cette pauvre fille a eu juste ce qu’elle méritait et ce qu’elle voulait : se faire baiser par de beaux et jeunes mâles en rut, sinon pourquoi est-ce qu’elle serait passer par ce parc, désert, à minuit passé !
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MessageSujet: Re: Joyce Carol Oates   14/9/2009, 09:13

Montre-nous comment remuent tes nichons, Sexy ! Héhéhé où tu vas ? Après qu’elle s’est fait coincer. Après qu’elle les avait aguichés. Provoqués. Aucun bon sens. Elle avait sûrement bu. La façon dont elle était habillée. La façon dont Tina Maguire s’habillait souvent. Surtout les soirs d’été. Ces bringues qu’elle faisait dans Depew Street. Des Gens jusque dans la rue. De la musique rock à plein tubes. Avec une conduite pareille, ça lui pendait au nez. Où est son mari ? Elle n’a donc pas de mari ?

Et si ça se trouve Tina a bu même quelques bières avec eux. Peut-être même qu’elle s’est droguée avec eux. On ne le saura jamais. Voilà ce qui arrive quand on écoute du rock’n roll ! Quand on aguiche les autres, ces jeunes enfants tout émoustillés de tripoter une mère de famille ! Franchement, ce sont eux les victimes qui risquent de voir leur vie basculer à tout jamais s’ils sont condamnés à faire de la prison…

Viol, une histoire d’amour : un roman à classer dans mon Top Five des Joyce Carol Oates !
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MessageSujet: Re: Joyce Carol Oates   5/10/2010, 14:16

« Dans le marais, tu le vois, tu vois son corps d’un noir huileux qui lentement ondule, puis voluptueusement se love pour somnoler au soleil. »


Ce n’est pas mon premier Joyce Carol Oates, ni même mon dernier. Joyce Carol Oates ne fait jamais dans la demi-mesure. Soit le roman est un long et gros pavé qu’il est difficile de tenir dans une main (son poids équivaudrait une caisse de bière, unité de mesure certifiée et universelle du mouton sauvage), soit il est si succinct qu’il ne pèse pas plus qu’une cannette de bière à demi entamée (la cannette de bière est une sous-division de la caisse de bière dans l’unité de mesure décrite précédemment). « Premier Amour – un conte gothique » fait partie de cette seconde catégorie de romans de l’écrivaine.

Pour une raison qui demeure obscure à Josie, sa mère a précipitamment abandonné le domicile conjugal et l'a emmenée vivre dans la maison de sa grand-tante. C'est là qu'elle fait la connaissance de Jared, un cousin nettement plus âgé qu'elle. Tout auréolé du prestige de ses études théologiques, sanglé dans d'impeccables chemises blanches amidonnées, distant et mystérieux, Jared exerce sur Josie la plus grande fascination. Par un capiteux après-midi d'été, elle le rencontre sur le bord de la rivière...
Alors qu'elle cherche, entre terreur et amour, à se frayer un chemin vers elle-même, une fillette aborde à des rivages dangereux. Et ce livre inquiétant, immoral ou onirique, qui ne dit rien sur le sexe et tout sur le vertige des fantasmes, est sans doute l'un des plus érotiques qui soient.
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MessageSujet: Re: Joyce Carol Oates   6/10/2010, 14:41

Plus qu’inquiétant, immoral ou onirique, ce livre est surtout dérangeant et ne peut laisser indifférent. Josie, une petite fille solitaire de 11-12 ans, face à Jared Jr., 25 ans, un séminariste ambigu. L’histoire d’une relation sexuelle d’une pré-adolescente avec un soi-disant homme de Dieu, voilà de quoi faire bondir tous les anticléricaux du forum ; Présentée de cette façon, le roman pour être un pamphlet sur la pédophilie et l’idée n’est pas si éloignée mais à mon sens l’auteure n’a pas fait de ce thème sulfureux le sujet principal du roman. Car, ce que j’ai ressenti avant tout, ce n’est pas le sexe entre les deux personnages, mais la fascination que ce séminariste aux chemises amidonnées d’une blancheur immaculée entraîne sur cette petite ouaille. Fascination qui se transforme en dévouement totale et abandon de son corps pour des jeux pervers et masochistes. Je vous avais prévenu, sans être provoquant, ce livre peut être choquant et inquiétant...


« Si tu pénétrais dans le marais, tu livrais ton corps. Tu n’étais plus toi-même, tu avais pour nom, toi, elle petite. Tu étais entourée d’imperceptibles bruits de succion. De grognements de crapauds. Pareils à des grognements d’homme – tu avais entendu des hommes grogner et ahaner, ahaner et grogner, il y avait longtemps de cela alors que tu n’étais pas censée écouter. Tu savais ce que c’était, déjà en ce temps-là : la pulpe animale cherchant à s’extraire de force de son carcan. Suintant, bouillonnant, jaillissant enfin.
C’est bien. Mais maintenant il faut te laver. Jared rinçait rapidement tes doigts poisseux dans la rivière, Jared aspergeait d’eau ton visage moite de sueur. Tu avais envie de dire Je t’aime, Jared, mais il t’attrapait par la nuque et te plongeait le visage dans l’eau qui te laissait dans la bouche un goût de métal amer. Jusqu’à ce que tu suffoques en battant l’air de tes bras pitoyables, comme une oie en pleine noyade… »


Un livre l’un des plus érotiques qui soit ? Je demande à voir (ou à lire). Je dirai plutôt un livre sur la fascination sexuelle d’une jeune fille qui (cette fascination extrême fausse peut-être son consentement) s’abandonne, se soumet aux désirs sadiques d’un « respectable » séminariste. L’attraction magnétique du séminariste atteint son apogée lorsque ce dernier se sert de la misérable Josie pour remplir son escarcelle d’autres victimes. Je vous avais prévenu !


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