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 Yôko Ogawa

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Utopie
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MessageSujet: Yôko Ogawa   16/9/2009, 13:14

Yōko Ogawa née en 1962 à Okayama, est une écrivaine japonaise, auteur de nombreux romans, ainsi que de nouvelles et d'essais.



Son univers romanesque est caractérisé par une obsession du classement, de la volonté de garder la trace des souvenirs ou du passé (L'Annulaire, 1994 ; Le Musée du Silence, 2000), cette volonté conjuguée à l'analyse minutieuse de la narratrice (ou, moins fréquemment, du narrateur) de ses propres sentiments et motivations (qui viennent souvent de très loin) débouchant fréquemment sur des déviations et des perversions hors du commun, le tout écrit avec des mots simples qui accentuent la force du récit.

Elle est influencée par les écrivains japonais classiques comme Junichiro Tanizaki, mais également, grâce à son écrivain préféré Haruki Murakami, par des auteurs américains comme F. Scott Fitzgerald, Truman Capote et Raymond Carver. (Source Wiki)


J'aime beaucoup Haruki Murakami, Junichiro Tanizaki et Raymond Carver que j'ai lus avec plaisir.

Voilà un auteur que nous sommes plusieurs à partager et à apprécier.

Sa bibliographie, je n'ai pas encore lu certains titres, j'ai son dernier livre La mer depuis un petit moment et je le garde comme une friandise.
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MessageSujet: Re: Yôko Ogawa   16/9/2009, 13:15

L'annulaire de Yôko Ogawa - Editions Actes Sud broché ou poche - Collection : Babel



Dans un ancien foyer de jeunes filles transformé en laboratoire, M. Deshimaru, taxidermiste du souvenir, prépare et surveille des "spécimens", tandis que la narratrice de ce récit, assistante et réceptionniste, accueille les clients venus confier au mystérieux spécialiste d'insolites bribes de leur histoire : des ossements d'oiseau, quelques champignons microscopiques, une mélodie, une cicatrice...
Amputée d'une infime partie d'elle-même depuis un accident du travail, la jeune assistante tombe peu à peu sous le charme du maître de ce lieu de mémoire malsain et fascinant.


A la suite d'un léger accident de travail, la narratrice de ce récit a quitté son usine et trouvé un emploi d'assistante et réceptionniste auprès de M. Deshimaru, directeur d'un laboratoire ...


J'ai beaucoup aimé cette lecture. Une belle écriture fluide, concise, poétique comme souvent, le thème original est très sympathique. Des personnages attachants, la jeune femme est particulièrement touchante ainsi que la vieille dame et le cireur de chaussure, le personnage calme du directeur du laboratoire, troublant à souhait.
Un laboratoire pour les blessures de nos vies que l'on pourrait mettre en parallèle avec un bon psychanalyste.

L'histoire qui se passe dans ce laboratoire est passionnante et se passe encore une fois à la frontière du réel, du désir et du surréalisme.

Petits extraits que j'ai trouvé très beaux, mis en spoiler pour ceux qui n'ont pas lu ce titre.
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MessageSujet: Re: Yôko Ogawa   16/9/2009, 13:53

Le réfectoire un soir et une piscine sous la pluie suivi de Un thé qui ne refroidit pas



Quelque temps avant son mariage, une jeune femme rencontre un enfant et son père, qu'elle retrouve un soir plongés dans la contemplation d'un restaurant scolaire. Quand l'homme lui raconte pourquoi l'image d'un réfectoire le soir évoque pour lui le souvenir d'une piscine sous la pluie, la mélancolie s'installe tel un lien dont elle ne pourra plus se défaire... Une jeune femme apprend la mort d'un camarade. Elle le connaissait peu mais cet accident la trouble plus qu'elle ne l'aurait imaginé. Dans l'ambiance étrange de la cérémonie funèbre, elle rencontre quelqu'un qui va faire basculer son quotidien. Avec finesse et subtilité, Yoko Ogawa effleure l'inconscient de personnages vivant des instants précieux, comme hors du temps, qui bouleversent leur existence. Attirés par l'autre, ils partent à la découverte des mystères de l'amour et de la mort aussi sereinement qu'ils se servent une tasse de thé.



J'y ai trouvé la douceur de l'enfance, une douceur mêlée de nostalgie, je crois qu'elle interpelle tous les lecteurs car nous avons sûrement tous connus des petites injustices d'enfants. Ces petites douleurs que l'on croise en grandissant et pour grandir aussi.

J'ai bien aimé le début aussi où elle parle de son compagnon, de son futur mariage et il y a des petites confusions sympathiques, jusqu'à ce que le compagnon se couche à ses pieds et qu'elle parle de sa queue.
Un clin d'oeil plein d'humour qui ne me semble pas dû au hasard.

C'était un des premiers que je lisais, après avoir lus d'autres titres, ce n'est pas mon préféré, même si j'ai beaucoup aimé la dernière, certains m'ont beaucoup plus intéressés comme L'annulaire, La formule préférée du Professeur
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MessageSujet: Re: Yôko Ogawa   16/9/2009, 14:01

Un thé qui ne refroidit pas

J'ai trouvé cette histoire superbe, l'écriture précise, voilà ce que j'aime, en peu de mots mais bien choisis, c'est simple, délicieux et très riche.

Quelques extraits :

A propos d'un tableau noir acheté par Sato, son compagnon :
"- Je crois que ce tableau est nécessaire pour arrondir les angles de notre vie commune. Faisons en sorte d' écrire des messages, même le plu anodin"

"Les soirs où Sato n'est pas là, il règne toujours une atmosphère d'inachevé. Cela n'a rien à voir avec un sentiment bien défini tel que la tristesse, la solitude ou le manque, c'est simplement de l'incomplet. Il flotte une impassibilité tout droit sortie d'un dictionnaire. Je crois que c'est certainement parce que je suis trop habituée à vivre de longues heures avec lui dans cet appartement. C'est pourquoi, en son absence, l'appartement se sent imparfait."

"Dans leur boîte, les crayons de couleur se sont entrechoquées, roduisant un bruit semblable à un chuchotement."

"Je me suis demandée en regardant le tue-lion pourquoi leur conversation ne contenait pas d'impuretés. Il n'y avait aucun déchet : ni hésitation, ni doute, ni colère."

L'idée est superbe, illustrée précisément de façon concise !

"Quand nous nous querellons ainsi, cela commence toujours par une réflexion blessante de sa part qui me met progressivement en colère et finit par me refermer dans mon silence. Il ne se rend alors absolument pas compte de ce que je ressens et passe à un autre sujet d'un air tout à fait naturel, si bien que je me sens encore plus mal. Ensuite, force de garder les yeux fixés sur moi-même, je finis par me croire complètement abandonnée."

C'est une situation que je trouve bien décrite et très réaliste.
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MessageSujet: Re: Yôko Ogawa   17/9/2009, 09:38

Utopie a écrit:
C'était un des premiers que je lisais, après avoir lus d'autres titres, ce n'est pas mon préféré, même si j'ai beaucoup aimé la dernière, certains m'ont beaucoup plus intéressés comme L'annulaire, La formule préférée du Professeur

J'en ai lu beaucoup surtout parmi ses premiers romans sortis chez Actes Sud / Babel. Cela remonte à bien des années, et du coup ma mémoire défaillante m'empêche d'évoquer longuement La Grossesse, Les Abeilles, L'annulaire, La piscine, Hotel Iris, etc, etc... Pourtant, ils sont tous excellents, tous bizarres et étranges...

Par contre, il y en a peut-être un qui m'a plus marqué que les autres, puisque je ressens toujours son émotion, je me souviens encore de la trame et de cette femme qui a perdu l'usage de ses oreilles en l'espace d'une nuit : Amours en Marge. Un roman étrange mais fascinant où chaque mot écrit a une sonorité distincte. Un roman perturbant qu'une fois débuté, on ne le lâche plus...



Présentation de l'éditeur

Une jeune femme se réveille un matin dans un étrange silence. En l'espace d'une nuit, elle a perdu l'usage de ses oreilles, s'est égarée dans l'immensité d'un bruit blanc, d'une sonorité jusqu'alors imperceptible : le bruissement de ses souvenirs. A la clinique, elle est soignée, surveillée, observée mais sa maladie évolue : elle perçoit maintenant le moindre chuchotement comme un hurlement, le moindre choc comme un cataclysme. Pour un magazine de santé, la jeune femme va devoir décrire ses symptômes en présence d'un sténographe, essayer de trouver les mots justes pour exprimer ce qu'elle ressent. Les doigts de cet homme glissent sur le papier, avec une incroyable virtuosité ils transcrivent son récit. Fascinée, elle cherche à le revoir, elle pressent le pouvoir de ce garçon, sa capacité à révéler les traces enfouies dans le passé, à libérer la voix de sa mémoire... Amours en marge, premier roman "long" de Yoko Ogawa, est paru au Japon en 1991. Depuis, la romancière japonaise s'est aventurée de plus en plus loin dans la "forêt des mots" pour explorer les territoires de la mémoire, et tenter d'appréhender l'indicible.
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MessageSujet: Re: Yôko Ogawa   17/9/2009, 11:55

Et bien tiens en voilà un que je n'ai pas lu, mais il est sorti en poche Babel maintenant !

J'ai de bons souvenirs de Parfum de Glace, Hôtel Iris et et ... une nouvelle dans un autre scratch

La Marche de Mina est un livre différent, on ne passe pas la frontière irréelle, mais très jolie histoire, qui m'a beaucoup plu et maintenant je vois de drôle de bêtes sur le chemin des écoliers.
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MessageSujet: Re: Yôko Ogawa   17/9/2009, 14:53

Hôtel Iris de Yôko Ogawa

Mari est réceptionniste dans un hôtel appartenant à sa mère. Un soir, le calme des lieux est troublé par des éclats de voix : une femme sort de sa chambre en insultant le vieillard élégant et distingué qui l'accompagne, l'accusant des pires déviances. Fascinée par le personnage, Mari le retrouve quelques jours plus tard, le suit et lui offre bientôt son innocente et dangereuse beauté.

Cette étonnante histoire d'amour, de désir et de mort entraîne le lecteur dans les tréfonds du malaise dont Yôko Ogawa est sans conteste l'une des adeptes les plus douées.



La jeune fille très soumise à sa mère, sera soumise en amour, en tout cas dans son désir, parce que c'est la même forme d'amour de la part de la mère ou de l'homme, je pense qu'il s'agit d'amour même si le désir des deux n'est pas tendre et semble avoir besoin de voir l'autre souffrir. Chez la mère, c'est plus inconscient mais sa façon de montrer ses sentiments se fait avec des gestes brusques, des attitudes dominantes. On comprend pourquoi la jeune fille est fascinée par l'homme qui aime les relations SM.

Et c'est tout au long du livre ou d'une soumission subie à une soumission choisie, on la voit vivre, aimer.
J'ai trouvé le thème très intéressant pour la psychologie du sujet est très bien vu à mon sens. On voit aussi le rapport à la chevelure, c'est toujours très représentatif.
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MessageSujet: Re: Yôko Ogawa   28/9/2009, 14:25

Une parfaite chambre de malade : Suivi de La désagrégation du papillon de Yôko Ogawa aux éditions Actes Sud (en poche Babel)



Dans ces nouvelles écrites en 1989, Yôko Ogawa n'évoque pas simplement la douleur de la mort ou la violence de la maladie, elle explore déjà ce sas très particulier, ce passage de la vie à l'absence qui génère un accomplissement des sentiments parfois incomparable avant de venir s'inscrire dans la mémoire.

Une parfaite chambre de malade

Une jeune fille vient d'apprendre que son frère est malade, qu'il doit passer les derniers mois de sa vie à l'hôpital. Jour après jour elle lui rendra visite. De jour en jour leur intimité, la qualité de leur relation va s'intensifier pour devenir le centre de leur existence. Dans la quiétude de la chambre blanche, le temps passe au rythme des saisons...

Le sujet difficile de l'histoire, je l'appréhendais un peu mais elle est superbement écrite, j'ai beaucoup aimé. On ne frôle pas la frontière de l'étrange dans ce texte comme dans la plupart des livres de l'auteure. Une très belle histoire bien ficelée et en très peu de pages me rend admirative.

On est dans la réalité dans les cycles de la vie, les descriptions fines éveillent des sentiments troubles ou sereins, on passe souvent de l'un à l'autre mais pas forcément où on les attendrait.
Il y a une beauté dans cette histoire qui m'a beaucoup touchée et la fin, que je tais évidemment, est ... très humaine.
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MessageSujet: Re: Yôko Ogawa   28/9/2009, 14:28

La désagrégation du papillon

Une jeune femme vient de confier sa grand-mère à une institution médicalisée. Aujourd'hui devenue totalement dépendante, silencieuse et immobile, la vieille dame semble peu à peu s'effacer de toute réalité. Dans la mémoire et l'inconscient de sa petite fille, la solitude est immense...


J'ai trouvé cette nouvelle un peu plus difficile à la lecture, il y a toute une introspection mental mais surtout physique, le corps de la jeune femme et celui de la grand mère tous deux en métamorphoses, se reliant pour mieux se séparer, chacun allant vers son futur... Je me trouvais un peu aspiré par le tourbillon et les questions existentielles, où est la normalité, où commence la vie, où elle finit... La jeune femme prise dans un écheveau de sentiments s'accroche à la réalité puis repart dans son ressenti.

J'ai été au bord des larmes, de l'angoisse ou du précipice tout au long de la lecture, l'absence s'infiltre partout, la grand mère absente de son corps, la jeune femme qui ressent l'absence de la mère, de son compagnon, qui a le vertige et la peur de sa propre absence.
Histoire très forte et poignante.
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MessageSujet: Re: Yôko Ogawa   19/11/2009, 00:34

Un nouveau titre est sorti fin octobre.

Cristallisation secrète
de Yoko Ogawa, Rose-Marie Makino (Traduction)
aux éditions Actes Sud



L'île où se déroule cette histoire est depuis toujours soumise à un étrange phénomène : les choses et les êtres semblent promis à une sorte d'effacement diaboliquement orchestré.

Quand un matin les oiseaux disparaissent à jamais, la jeune narratrice de ce livre ne s'épanche pas sur cet événement dramatique, le souvenir du chant d'un oiseau s'est évanoui tout comme celui de l'émotion que provoquaient en elle la beauté d'une fleur, la délicatesse d'un parfum, la mort d'un être cher.
Après les animaux, les roses, les photographies, les calendriers et les livres, les humains semblent touchés : une partie de leur corps va les abandonner.
En ces lieux demeurent pourtant de singuliers personnages. Habités de souvenirs, en proie à la nostalgie, ces êtres sont en danger. Traqués par les chasseurs de mémoires, ils font l'objet de rafles terrifiantes...

Un magnifique roman, angoissant, kafkaïen. Une subtile métaphore des régimes totalitaires, à travers laquelle Yoko Ogawa explore les ravages de la peur et ceux de l'insidieux phénomène d'effacement des images, des souvenirs, qui peut conduire à accepter le pire.


Après deux titres plutôt dans la douceur, La marche de Mina et La mer, ces deux derniers livres, peut-être Yoko Ogawa nous emmène à nouveau dans l'étrange ...
Thème qui m'intéresse, la mémoire, l'oubli à suivre ...
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MessageSujet: Re: Yôko Ogawa   8/1/2010, 09:26

Viens de voir que L'annulaire a été adaptée par Diane Bertrand, film sorti en 2005 ...


Même résumé ...
A la suite d'un léger accident de travail, Iris quitte son usine et trouve un emploi d'assistante dans un laboratoire aux activités étranges. Sans vraiment comprendre ce qui se joue sous ses yeux, elle s'engage peu à peu dans une troublante relation amoureuse avec son mystérieux employeur.



Et la couverture du bouquin n'est autre que l'affiche du film avec en portrait l'actrice Olga Kurylenko, je vais voir si on le trouve en DVD, ça m'intéresse d'autant que le bouquin m'avait beaucoup plu.
Je ne sais plus si tu l'as lu Mouton's, je peux le faire voyager sinon, l'histoire devrait te plaire.
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MessageSujet: Re: Yôko Ogawa   8/1/2010, 13:59

Utopie a écrit:
Je ne sais plus si tu l'as lu Mouton's, je peux le faire voyager sinon, l'histoire devrait te plaire.

Lue quelques années auparavant mais je ne me souviens plus vraiment de l'histoire... Sur le coup, j'ai du lire en temps très rapproché beaucoup d'Ogawa, et les histoires et émotions se mélangent dans ma petite tête... Mais, contrairement à d'autres auteurs, je ne me suis jamais séparé d'un Ogawa, car je compte bien les relire à la retraite...
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MessageSujet: Re: Yôko Ogawa   13/2/2010, 06:48

Quand arrivait l’heure de me coucher, je me brossais soigneusement les dents, vérifiais à plusieurs reprises que les rideaux étaient bien fermés, pliais les vêtements que je devais porter le lendemain et les posais sur le sofa, tirais sur la couverture du lit impeccablement fait, et m’allongeais après avoir éteint toutes les lumières de la chambre. Je répétais chaque soir l’opération dans le même ordre. Je craignais qu’en sauter une seule étape ne provoque la formation d’une cavité dans le cours du temps entraînant une torsion de l’obscurité qui m’aspirerait dans un monde où le sommeil n’existerait pas.

Voilà le genre de roman à lire sous la couette avant de s’endormir. Des nouvelles pour trouver la quiétude avant de plonger au fin fonds de l’abîme du sommeil. Des histoires simples, émouvantes, et comme souvent avec Yoko Ogawa, emprises avec l’étrangeté, l’originalité et parfois subrepticement l’insolite. L’extravagance se mêle au naturel et la vie ne reste pas aussi ordinaire que l’on pourrait s’y attendre.

Les courtes nouvelles pourraient amener une certaine frustration de s’arrêter en si bon chemin, mais lorsque la page blanche marque la fin d’un chapitre, l’imagination prend le relai et poursuit l’histoire au-delà du sommeil. Car Yoko Ogawa s’amuse de sa plume à nous faire frémir mais aussi à prolonger nos rêves, à aiguiser nos sens vers le monde extérieur et ouvrir nos papilles vers les bonnes odeurs de cuisine. Il y est beaucoup question de sens et de regard, de la perception du silence et de la lumière. Un Yoko Ogawa n’est jamais aussi simple qu’il n’y parait… A travers quelques mots, elle nous fait parvenir toute une palette de couleurs, d’odeurs et de sonorités ; ainsi dans chaque roman se trouve une telle richesse que je n’ai pas envie de m’en séparer car je sais qu’à chaque relecture, des émotions nouvelles renaîtront, et « Les Paupières », même closes, ne feront pas exception à la règle.


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MessageSujet: Re: Yôko Ogawa   23/2/2010, 11:06

Pas encore lu Les paupières, il m'en reste comme ça quelques uns à découvrir... quelle couverture lov! chez Actes Sud ils ont le don...

Chez ce même éditeur dans la collection Thesaurus est sorti un tome sur Yôko Ogawa, réunissant plusieurs de ses titres, cela ne m'intéresse pas personnellement, je préfère un livre par titre et puis j'en ai déjà lu pas mal mais au cas où pour l'un d'entre vous...

Le Thesaurus - tome 1
Romans et nouvelles traduits du japonais par Rose-Marie Makino

Encore une couverture superbe dont je ne connais pas l'auteur.



A travers dix-huit textes qui couvrent dix ans d’écriture, toute l’ambiguïté rêveuse, l’inquiétante étrangeté, la poétique concision qui irriguent les récits de cette étonnante auteure japonaise, devenu parfaitement culte en France.
• La Désagrégation du papillon
• Une parfaite chambre de malade
• Un thé qui ne refroidit pas
• La Piscine
• Les Abeilles
• La Grossesse
• Le Réfectoire un soir et une piscine sous la pluie
• La Petite Pièce hexagonale
• Amours en marge
• L'Annulaire
• Hôtel Iris
• Tristes revanches
• Parfum de glace
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MessageSujet: Re: Yôko Ogawa   1/4/2010, 14:02

J'ai encore quelques titres non lus que je garde pour en avoir à déguster et voilà qu'un nouveau titre sortira en juin 2010 :

Les Tendres plaintes toujours aux fameuses éditions Actes Sud !

Roman traduit du japonais par Rose-Marie Makino et Yukari Kometani

Ruriko est calligraphe. Fuyant la brûlure des infidélités de son mari, elle part s’installer seule en pleine montagne, dans le
chalet de ses parents.
Elle rencontre Nitta, pianiste reconverti dans la fabrication de clavecins. L’histoire simple, intense
et profonde, d’une femme en crise entre deux amours, entre deux vies.
Sur l’indicible solitude des êtres et leurs relations fugitives, un roman riche en mystère, où s’épanouit tout l’art d’Ogawa.

(source éditeur)


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MessageSujet: Re: Yôko Ogawa   9/6/2010, 00:48

Et le voilà tout chaud !

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MessageSujet: Re: Yôko Ogawa   9/6/2010, 01:22

Cool...

un roman riche en mystère

J'ai encore un recueil de nouvelles en attente, mais je me le garde au chaud. Il m'attend donc chaque jour, chaque nuit, derrière sa vitrine. Il s'impatiente peut-être, mais au moins, il ne peut s'ennuyer, il cotoye d'autres grands noms de la littérature japonaise, eux aussi en attente : Soseki, Yoshimura... Peut-être que la version Babel de ces "tendres plaines" viendra le rejoindre... Qui sait ? Je ne planifie jamais mes lectures à l'avance... J'ai des pistes, des envies mais la décision finale se fera au dernier moment, lorsque le mot fin se lira sur ma lecture du jour...
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MessageSujet: Re: Yôko Ogawa   13/1/2011, 03:48

Utopie a écrit:
Viens de voir que L'annulaire a été adaptée par Diane Bertrand, film sorti en 2005 ...

Viens de tomber sur la Bande annonce par hasard ...



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MessageSujet: Re: Yôko Ogawa   2/3/2011, 14:48

Utopie a écrit:
Et le voilà tout chaud !

Encore plus chaud, carrément brûlant !

Manuscrit zéro est un livre inclassable. Où il serait question d'une année dans la vie d'une romancière. Un journal de création sous la forme d'une cristallisation: la cristallisation secrète d'un livre en devenir. Le manuscrit zéro telle la forêt profonde d'où jaillissent les histoires de Yoko Ogawa.

Tellement bouillant que je n'ai pas encore de couverture, sortie prévue : Avril 2011.
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MessageSujet: Re: Yôko Ogawa   3/3/2011, 13:54

Je vais devoir accélérer le mouvement et lire les tomes de Ogawa qui m'attendent. Sinon moi j'ai l'image Smile

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