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 Luis Sepúlveda

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Utopie
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MessageSujet: Luis Sepúlveda   10/1/2010, 23:48

Luis Sepúlveda est un écrivain chilien né le 4 octobre 1949 à Ovalle.
Son œuvre, fortement marquée par l'engagement politique et écologique ainsi que par la répression des dictatures des années 70, mêle le goût du voyage et son intérêt pour les peuples premiers.

Il milite très jeune dans les Jeunesses communistes. Étudiant, il est emprisonné en 1975, par le régime du général Augusto Pinochet condamné à 28 ans de prison, libéré en 1977, grâce à l'intervention d'Amnesty International, Luis Sepúlveda est libéré. Sa peine de vingt-huit ans de détention est commuée en huit années d'exil en Suède. En fait, il voyage et sillonne l'Amérique du Sud.
En 1978, il partage pendant un an la vie des indiens shuars dans le cadre d'un programme d'étude pour l'UNESCO afin d'étudier l'impact de la colonisation sur ce peuple. Au Nicaragua, il s'engage dans la lutte armée aux côtés des sandinistes (il intègre en 1979 la Brigade Internationale Simón Bolívar). Après la victoire de la révolution, il travaille comme reporter.

A partir de 1982, Luis Sepúlveda s'installe en Europe, d'abord à Hambourg en Allemagne et y travaille comme journaliste, voyageant souvent en Amérique latine et en Afrique. Il travaille avec Greenpeace de 1982 à 1987 sur l'un de ses bateaux. Il est coordinateur entre différentes sections de l'organisation. L'écrivain s'établit ensuite dans les Asturies, dans le nord de l'Espagne. Il milite à la Fédération internationale des droits de l'homme.

Il est connu en tant qu'écrivain mais exerce au cinéma également en tant que scénariste, réalisateur etc.


Bibliographie

* 1992 : Le Vieux qui lisait des romans d'amour
* 1993 : Le Monde du bout du monde
* 1996 : Un Nom de toréro
* 1996 : Histoire d'une mouette et du chat qui lui apprit à voler
* 1996 : Le Neveu d'Amérique
* 1997 : Rendez-vous d'amour dans un pays en guerre
* 1998 : Journal d'un tueur sentimental
* 1999 : Hot Line
* 1999 : Yakaré
* 2001 : Les Roses d'Atacama
* 2003 : La Folie de Pinochet
* 2005 : Une sale histoire
* 2005 : Les Pires Contes des frères Grim (co-écrit avec Mario Delgado Aparain)
* 2008 : La lampe d'Aladino et autres histoires pour vaincre l'oubli
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Utopie
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MessageSujet: Re: Luis Sepúlveda   11/1/2010, 00:03

Alors que j'ai encore plein de titres à lire de cet auteur que j'aime tout particulièrement, un nouveau titre sortira mi janvier :

L'ombre de ce que nous avons été
aux éditions Métailié !


Dans un vieil entrepôt d'un quartier populaire de Santiago, trois sexagénaires attendent avec impatience l'arrivée d'un homme, le Spécialiste. Tous trois anciens militants de gauche, condamnés à l'exil par le coup d'Etat de Pinochet, se retrouvent trente-cinq ans après pour participer à une action révolutionnaire organisée par le Spécialiste.

Mais alors que celui-ci se dirige vers ce rendez-vous, il est tué de façon grotesque, frappé par le destin sous la forme d'un tourne-disque jeté par une fenêtre au cours d'une dispute conjugale.
Tout le plan tombe à l'eau jusqu'au moment où resurgit dans la mémoire des complices l'expression favorite du Spécialiste : 'On tente le coup ?'
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Le Mouton Sauvage
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MessageSujet: Re: Luis Sepúlveda   27/1/2010, 10:58

J’allais rentrer au Chili. J’avais vécu dans la crainte de ce moment. Si je craignais ce retour, ce n’était pas parce que je n’aimais plus ce pays, ou parce qu’il n’occupait plus de place dans mes neurones, mais parce que j’ai toujours été rebelle aux amnésies, surtout les amnésies décrétées pour cause de raison d’État, de pactes politiques, d’enlèvement des ordures.
Qu’est-ce qui m’attendait au Chili ? Une peur épouvantable. L’incertitude quant aux réactions de mon estomac, pour désigner par un euphémisme la région où se loge notre âme.
Et puis là-bas, il y a toi, Veronica, mon amour, retranchée dans ton silence dont je n’ose m’approcher car je sais que tu ne me laisseras pas y entrer.



Deux ex-officiers SS, un ex-agent de la Stasi, un ex-guérillero qui porte le nom d’un célèbre torero, un trésor millénaire composé de 63 pièces d’or, une histoire entre Berlin, Hambourg et la Terre de Feu... A priori, cela me parait confus, un brin compliqué, et j’ignore ce qui a pu m’attirer dans cette aventure rocambolesque, façon Indiana Jones en Patagonie. J’ai quand même ma petite idée, un nom m’a suffi pour me convaincre : Luis Sepúlveda. A chaque nouveau roman de cet auteur chilien, je me retrouve happé par son histoire, qu’elle soit politique, écologique, ou policière comme dans ce cas présent. Elle ne se déroule pas naturellement au fil des pages, elle me hante jour et nuit. Il y a bien entendu ce splendide spectacle de voir se lever le soleil en Terre de Feu. Les images me font rêver. A cheval ou à moto, mettre un poncho noir et traverser cette immensité reste un rêve inaccessible. Les nuits sont froides, je tente de croiser le regard de Florent Pagny au milieu de la pampa, mais personne dans les parages. Sueurs froides : j’entends les cris d’une torture chilienne qui ne sont plus que des murmures étouffés par la nouvelle démocratie. Je perçois les hurlements d’une torture nazie pour récupérer des trésors sans scrupule et sans propriétaire. Dans le brouhaha de la réunification allemande, je distingue fureurs et aliénations pour obtenir informations et renseignements d’anciens membres de la Stasi. Tout autour de moi est torture, et ce n’est pas un ex-guérillero sandiniste au célèbre nom de torero qui va me dire le contraire. Un roman « noir » de Sépúlveda n’est jamais qu’un simple divertissement créatif. Dedans, l’auteur y met quelques parcelles de sa vie, quelques moments de pures cruautés et folies humaines issues de la bestialité de notre monde. Un nom de torero, c’est simplement le genre de roman qui vous tient éveillé toute une nuit devant la réalité et la barbarie des hommes, même si cela reste une fiction...

Je laissai un peu de monnaie sur le comptoir et sortis du bar en boitant. C’était l’été, la ville était triste, et pourtant nul nuage ne s’interposait entre les hommes et le ciel, nul oiseau noir ne planait sur ma tête, et je traversai la rue en me demandant, Veronica mon amour, en me demandant pourquoi nous avons si peur de regarder la vie en face, nous qui avons vu les reflets d’or de la mort.
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