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 Alessandro Baricco [Italie]

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Utopie
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MessageSujet: Alessandro Baricco [Italie]    21/1/2010, 05:47

Alessandro Baricco (né le 28 janvier 1958 à Turin) est un écrivain, musicologue et homme de théâtre italien contemporain.


Un petit peu de sa biographie (inspirée de wiki) pour un parcours que je trouve original et qui explique aussi certains de ses livres.


Après des études de philosophie et de musique, Alessandro Baricco s'oriente vers le monde des médias.

En 1991, il publie son premier roman « Châteaux de la colère », en 1995. Il a également écrit un ouvrage sur l'art de la fugue chez Gioacchino Rossini et un essai, L'Âme de Hegel et les Vaches du Wisconsin où il fustige l'anti-modernité de la musique atonale.

En 1994, avec quelques amis, il fonde et dirige à Turin une école de narration, la Scuola Holden - ainsi nommée en hommage à un personnage de J. D. Salinger - une école sur les techniques de la narration, où l'on peut « apprendre à écrire » dans un premier temps ; à « écrire comme lui » dans un second temps.

Passionné et diplômé en musique, Alessandro Baricco invente un style qui mélange la littérature, la déconstruction narrative et une présence musicale qui rythme le texte comme une partition. Sa traductrice, Françoise Brun, écrit, à propos de son style : « Mais ce qui n'appartient qu'à lui, c'est l'étonnant mariage entre la jubilation de l'écriture, la joie d'être au monde et de le chanter, et le sentiment prégnant d'une fatalité, d'un destin. »

Désireux de mêler ses textes à la musique pour les enrichir (puisqu'il les construit dans cet esprit), il demande au groupe musical français Air de composer une musique pour City (2001). Il s'en suit un concert dans lequel Air joue la musique en live et Baricco lit ses textes en public.

En 2008, il écrit et réalise son premier film : "Lezione 21"

* 1995 - Châteaux de la colère
* 1997 - Soie
* 1997 - Novecento : Pianiste, monologue pour le théâtre
* 1998 - Océan mer
* 1998 - L'Âme de Hegel et les Vaches du Wisconsin
* 1999 - Constellations : Mozart, Rossini, Benjamin, Adorno, essaI
* 2001 - City
* 2002 - Next, Petit livre sur la globalisation et sur le monde qui vient
* 2003 - Sans sang
* 2006 - Homère, Iliade (Omero, Iliade) une réécriture de la traduction de l'Iliade par Maria Grazia Cian
* 2007 - Cette histoire-là
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Utopie
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MessageSujet: Re: Alessandro Baricco [Italie]    21/1/2010, 06:03

Châteaux de la colère de Alessandro Baricco aux éditions Folio



Vers le milieu du XIXe siècle, dans la petite ville imaginaire de Quinnipak, vit toute une communauté rassemblée autour de la très belle Jun Reihl, dont toute la ville admire les lèvres, et de son mari monsieur Reihl, directeur de la fabrique de verre.

À Quinnipak, chacun a son désir, sa « folie » secrète : Pekish, l'extravagant inventeur de l'« humanophone », un orchestre où chacun ne chante qu'une seule note, toujours la même; Pehnt, son jeune assistant, enfant trouvé toujours vêtu d'une veste immense et informe; la « veuve » Abegg, veuve d'un mari qu'elle n'a jamais épousé; Horeau, l'architecte français qui rêve de grandioses constructions transparentes, et Élisabeth, la locomotive à vapeur...

Avec "Châteaux de la colère", Baricco nous offre un roman foisonnant et singulier, construit comme une fugue où chacun chante sa partition avec justesse et jubilation.


Et c'est avec jubilation que je l'ai lu, j'ai adoré ce bouquin plein de fantaisie, d'imagination et j'éprouve beaucoup de tendresse pour les personnages hauts en couleur !

mon troisième livre de Baricco et toujours ce plaisir de se laisser aller au rythme de son écriture et de suivre ses personnages dans des vies ré-créatives.

Je trouve que ses personnages sont toujours dans une euphorie, dans une imagination enlevée. Comme dans tout élan de joie, de passion, il y a des hauts et des bas mais les personnages ne se laissent pas entraîner dans la mélancolie ou le pessimisme, pas du tout, ils repartent de plus belle dans d'autres projets, adaptent leurs désirs aux imprévus, aux mauvaises circonstances souvent engendrées par des empêcheurs de créer en rond.

J'ai parfois dû me tirer un peu l'oreille par deux fois, des petites longueurs mais rien d'insurmontable et peut-être dues au fait que je l'ai lu avec impatience, la fin s'accélère si vite que le sens peut en paraître caché.
c'est un livre superbe tant sur le style que sur le fond... il y a des perles dans ce livre !
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MessageSujet: Re: Alessandro Baricco [Italie]    21/1/2010, 06:08

Dans cette petite ville, chaque habitant a son petit grain, sa petite folie, en fait je les trouve bien sympathiques et libres, ils ont tous des désirs et font tout pour les concrétiser. Tout ça dans une écriture chantante ce n'est que du bonheur !!!

L'histoire du bijou entre le couple, à chaque fois que Monsieur revient d'un long voyage il offre un bijou, toujours le même à son épouse, toujours le même ... ce semble curieux tout de même.

Puis, Monsieur Reihl souhaite avoir son train, le but n'est pas d'aller quelque part, non et il ne veut rien entendre aux conseils des ingénieurs encore moins aux aléas dus à la géographie, il explique très précisément ce qu'il veut et pourquoi !

Moi ça me donne envie de construire un train... mais peut-être en rond, faire un grand et beau rond qui vous emporte et vous ramène à vos moutons. Arrivée au point de départ, je ne serai nullement obligée de descendre, non, je pourrai continuer, cela pourrait me permettre de lire.
Il ne serait pas question non plus de tourner en rond, non, juste de tracer un rond en clin d'oeil à la lune par exemple. Au milieu du rond, il y aurait la mer ... le rond c'est aussi la roue qui permet d'avancer Wink

Ils sont tous inventifs dans ce livre et l'on peut rêver d'habiter dans un tel village ! Allez un petit moment pour vous donner envie de lire ce bouquin.

Châteaux de la colère


« Comme je vous l’ai expliqué dans ma lettre, mon désir serait de construire une ligne de chemin de fer de deux cents kilomètres, parfaitement droite, et je vous ai également expliqué pourquoi. La trajectoire d’un projectile est rectiligne et le train est un projectile tiré en l’air. Vous savez, c’est très beau l’image d’un projectile lancé : c’est la métaphore exacte du destin. Le projectile suit sa course et on ne sait pas s’il va tuer quelqu’un ou s’il va finir dans le néant, mais en attendant il fonce, et c’est déjà écrit dans sa course, si au bout il écrasera le cœur d’un homme ou s’il fendra un mur en deux.

Est-ce que vous le voyez, le destin ?

Tout est déjà écrit et pourtant on ne peut rien y lire. Les trains sont des projectiles, et ils sont eux aussi des métaphores exactes du destin : beaucoup plus belles et beaucoup plus grandes.

Bon, eh bien, moi je trouve que c’est merveilleux de dessiner sur la surface de la terre des monuments qui ont la trajectoire incorruptible et linéaire du destin. Ils sont comme des tableaux, des portraits. Ils transmettront pendant des années la trace de ce que nous appelons le destin. C’est pourquoi mon train ira tout droit sur deux cents kilomètres, cher monsieur l’ingénieur, et il n’y aura pas de virages, non, pas de virages »


Alessandro Baricco
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MessageSujet: Re: Alessandro Baricco [Italie]    21/1/2010, 13:03

Nous sommes en 1860. Les élevages de vers à soie européens sont tous contaminés par une terrible épidémie. Ceux du Moyen-Orient commencent à subir le même sort. Une seule solution pour éviter la faillite de toutes les filatures de la région des monts Vivarais : affronter l’inconnu en allant acheter de nouveaux vers à soie aux confins de la jungle japonaise. Le Japon est, à cette époque, une terre encore inconnue. Peu d’étrangers ont parcouru ce long et dangereux voyage. Hervé Joncour est l’homme de la situation et va entreprendre à plusieurs reprises ces périlleuses expéditions. Un brin aventurier et curieux, il sera confronté avec un nouveau monde, choc de deux cultures avec un pays en guerre, et découvrira un autre amour...


La soie et la sacralisation de ses tissus à l’autre bout du monde, la découverte d’un nouveau Japon et le face-à-face entre deux civilisations aux mœurs bien différentes. Lire Soie revient à rêver l’espace de quelques pages. Un court et doux roman sur une autre époque, sur le bruissement délicat du tissu de soie dans le pesant silence de la jungle, sur l’émergence d’une nouvelle passion et d’un amour impossible, sur le temps immuable qui s’égrène au fil de la sensualité des saisons.

Poétique. Silencieux.

" Elle était étendue près de lui, les yeux fermés, les bras cachés sous un ample vêtement rouge qui se déployait autour d’elle, comme une flamme, sur une natte de cendre. Hara Kei lui passait lentement la main sur les cheveux : on aurait dit qu’il caressait le pelage d’un animal précieux, et endormi. "
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MessageSujet: Re: Alessandro Baricco [Italie]    9/2/2010, 20:25

A propos de Soie, je me sens très seule sur la toile, ce livre est adoré par tous, jamais vu un commentaire un peu nuancé.

Donc j'ai bien aimé ce livre, l'écriture est très belle, j'ai particulièrement aimé certaines répétitions qui donnent une idée des voyages de cet homme, c'est une lecture très agréable mais également très picturale.
Au fur et à mesure de la lecture, des tableaux s'affichaient devant mes yeux.

Intéressant aussi le côté historique même si c'est un roman, cette histoire d'aller au bout du monde chercher des denrées précieuses et rares, on la voit bien, la découverte d'autres mondes, d'autres moeurs comme tu le dis, Mouton's, tout ça m'a plu.

Alors le mais ? bien c'est quand même aussi l'histoire d'une trahison non ? Hervé Joncour découvre un autre amour...

Evidemment, cela arrive, ce n'est pas que j'ai l'habitude de juger ce fait, une vie c'est pas facile, chacun fait comme il peut souvent.
Alors ?
C'est pas que je sois si féministe que ça (un peu beaucoup mais bon, ce mot est tellement galvaudé, mal compris et hué enfin bref), je ne pense pas être prude non plus, on voit ça dans la plupart des histoires, livres, films mais là cela m'a gêné dans ma lecture, comme si c'était un peu moi la femme qui attend scratch

La fin est un peu loin dans mon souvenir, elle m'a semblé douce amère, une allure de pardon (il faudrait que je la relise).
Bref voilà, ce n'est pas que je veuille tirer par les cheveux cette histoire, c'est l'expression d'un certain malaise en lisant se livre, vraiment ressenti.
Ou alors je suis tombée amoureuse de Hervé Joncour et j'ai eu un gros coup de blues ? je ne sais pas, mais ce livre m'a dérangé, c'est mieux que l'indifférence.

J'ai de loin préféré Novecento
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MessageSujet: Re: Alessandro Baricco [Italie]    9/2/2010, 20:38

J'en profite pour dire que j'aimerai voir l'adaptation cinématographique sortie en 2007, parce que Baricco est un écrivain qui est musicien dans de nombreux romans mais dans celui-ci il écrit comme .. un peintre, un livre très intéressant de ce point de vue, les descriptions ne sont pas lourdes, il ne tombe pas dans cet écueil, mais elles sont très visuelles, cela a dû faciliter la réalisation du film enfin de mon point de vue.

Quelqu'un a vu le film ? Je crois savoir que ce film me plaira... contradiction ? non ou oui, mais les photos du film sont superbes et visiter l'Asie me plaira à coup sur !
Par contre si le livre est très très court, le film fait 1h50 mais il y avait de quoi je pense.


Soie
un film de François Girard
avec
* Keira Knightley
* Michael Pitt
* Kôji Yakusho
* Alfred Molina
* Mark Rendall
* Sei Ashina


Synopsis

Ardèche, 1861. Une épidémie menaçant la culture des vers à soie dont l'économie de son village dépend, Hervé Joncourt, fils oisif du maire, se voit confier la mission d'aller en Afrique afin d'en rapporter des oeufs sains.

L'expédition est un échec, si bien que Hervé, récemment marié à la jeune et tendre Hélène, doit maintenant prendre la route du Japon. Au bout du long et périlleux voyage par terre et par mer, le jeune homme obtient enfin d'un commerçant, qui vit dans un village perdu au coeur des montagnes, les oeufs qui garantiront sa fortune et celle des siens.

Mais en même temps, il croise le regard de Hara Jubei, une jeune femme dont la beauté et le mystère vont écorcher son âme à jamais.


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MessageSujet: Re: Alessandro Baricco [Italie]    24/11/2010, 07:17

J'ai vu le film Soie, adaptation donc du roman et il ne m'a pas emballé plus que ça, pas vraiment de visite en Asie comme je l'espérai dans mon précédent message. l'histoire est assez fidèle au livre, le film m'a semblé long par rapport au roman, on prend mieux la distance des années qui passent il m'a semblé.

Hervé Joncourt, joué par Michael Pitt, ne m'a toujours pas paru sympathique, j'ai peut-être mieux compris le personnage, je l'avais imaginé moins jeune dans le livre, la jeunesse explique mieux la passion du jeune homme.
Je crois que si je n'ai pas été emballée par le livre alors qu'il y a vraiment un engouement général pour celui-ci, c'est le rôle de la jeune femme Hélène, interprété par Keira Knightley, va de déception en déception, elle montre un visage digne et courageux, je suis partagée entre compassion et "colère" (le sentiment d'une mère courage, surtout avec ce mari qui se comporte en sale gosse.. Laughing).
Le film m'a permis de bien situer le roman dans l'Histoire.

...
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MessageSujet: Re: Alessandro Baricco [Italie]    26/11/2010, 13:22

Je viens de rajouter Châteaux de la colère dans ma LAL (qui augmente à tel point que je me demande si j'arriverai au bout un jour !) D
J'avais lu "Soie" de Baricco, un roman que j'avais trouvé très beau, délicat, esquissé à petites touches et qui m'avait emballé même si je n'avais pas très bien compris la fin - faudra que je relise aussi !
L'histoire de la trahison ne m'avait pas dérangée plus que ça parce que... ben c'est la vie, on tombe amoureux, ça nous tombe dessus, on ne choisit pas...
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MessageSujet: Re: Alessandro Baricco [Italie]    26/11/2010, 14:56

C'est pas vraiment le fait de tomber amoureux, mais comme tu le dis sur le fil de Jiro Taniguchi, je réagis un peu comme ta soeur, c'est une histoire ... d'homme, ce n'est pas le fait que cela peut leur arriver ou non, mais c'est que c'est toujours enfin très souvent d'eux qu'il s'agit, l'homme, la femme, et l'autre femme amoureuse, maitresse ... j'ai trouvé l'histoire très masculine et pourquoi pas, mais une de plus ...
J'ai eu de la compassion pour les deux femmes.. aucune des deux heureuses... l'homme subissant ses impulsions, le pauvre.

Je peux parler de la fin de l'histoire, si tu veux, elle est plus claire dans le film, dans le livre j'ai aussi été ... mélangée, je ne savais plus trop. Elle renforce l'idée de la femme/maternante, courageuse pour l'homme qu'elle aime même mourante, lui bien c'est pas de sa faute. Cela me saute toujours aux yeux, malgré moi, cette idée de cliché, l'homme irresponsable, trop malheureux pour s'occuper des autres, ceci dit je ne généralise pas dans la vie, mais dans la littérature, c'est récurrent. Après on peut penser, si vraiment on a envie, que les fictions reflètent une réalité, qu'en plus elles ont été écrites plus souvent par des hommes que par des femmes et peu importe le domaine artistique.
Pour Quartier Lointain de Taniguchi, c'est un peu pareil, l'homme (le père) s'en va ...
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MessageSujet: Re: Alessandro Baricco [Italie]    30/11/2010, 03:07

J'ai lu son "Illiade" récemment, pas mal, faudra que je tente un autre titre. Merci de les avoir listé ici !
respect
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MessageSujet: Re: Alessandro Baricco [Italie]    

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