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 Reinaldo Arenas

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Le Mouton Sauvage
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MessageSujet: Reinaldo Arenas   13/2/2010, 03:45

À 13 ans, le jeune Reinaldo Arenas s'engage alors auprès des révolutionnaires castristes pour les aider à triompher du dictateur Batista.

La révolution achevée, il étudie à l'université de La Havane puis travaille pour la Bibliothèque Nationale José Martí. Il doit alors tout au régime castriste, qui lui a offert l'éducation et un travail. Il rêve d'embrasser une carrière d'écrivain. Le jeune homme paraît sur la bonne voie. Son premier roman Celestino antes de alba (Les chants du puits) s'est distingué au concours national d'écriture. Il se satisfait d'autant mieux du régime qu'il peut profiter pleinement d'une grande liberté sexuelle, et vivre librement son homosexualité.

Mais le pouvoir veut bientôt reprendre en main les Cubains. La révolution culturelle de l'île caribéenne prend une facette plus dure. Les écrivains doivent censurer leurs écrits, les homosexuels sont considérés comme déviants.

Reinaldo Arenas commence à subir les persécutions des autorités, mais il continue d'écrire et de vivre sa sexualité comme il l'entend afin de pouvoir demeurer libre. Il ne peut plus faire paraître ses œuvres sur l'île mais parvient à les envoyer illégalement à l'étranger. Le peintre cubain Jorge Camacho, exilé en France, l'aide à faire paraître ses livres dans le reste du monde.

Ses critiques contre le pouvoir et son homosexualité lui valent de connaître la prison et les camps de réhabilitation par le travail. Cela ne l'empêchera jamais d'écrire. Il quitte l'île en 1980, au cours de l'exode de Mariel, en compagnie de milliers de dits rebuts de la société expulsés par le régime cubain.

En 1987, Reinaldo Arenas apprend qu'il est atteint du sida. En 1990, après avoir lutté contre la maladie, il met fin à ses jours en absorbant un mélange d'alcool et de médicaments. Il laisse une lettre destinée à être publiée :

« En raison de mon état de santé et de la terrible dépression qu'elle me cause du fait de mon incapacité à continuer à écrire et lutter pour la liberté de Cuba, je mets fin à ma vie [...] je veux encourager le peuple Cubain dans l'île comme à l'extérieur, à continuer le combat pour la liberté. [...] Cuba sera libérée. Je le suis déjà. »
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MessageSujet: Re: Reinaldo Arenas   13/2/2010, 03:54

Son œuvre la plus connue, Avant la nuit, a été portée au cinéma par le réalisateur Julian Schnabel avec entre autres Javier Bardem, Johnny Depp, Sean Penn. Grace à ce film, Reinaldo s'est vu traduire partout dans le monde et c'est peut-être par ce roman qu'il faudrait commencer pour découvrir l'auteur.

Pour ma part, j'ai débuté avec Le Portier :

Juan, jeune réfugié cubain tout frais débarqué à New York, vit une bien étrange aventure. Portier d'un immeuble cossu de Manhattan, il se heurte dans sa quête du bonheur à une peu banale cohorte de personnages : un dentiste fou, un maniaque de l'électronique, une suicidomane (dont il est secrètement amoureux), une pro-castriste nymphomane... Cest habitants du building où Juan officie ont, outre leur manie respective, une seconde caractéristique : tous possèdent un animal favori, serpent à sonnettes, singe ou chienne de race impériale... Ce petit monde des animaux va jouer un rôle déterminant dans le destin tragique qui attend notre héros. Et le pire, c'est que, malgré l'extravagance des situations, on n'aura aucun mal à croire aux rebondissements féeriques de la fable, tant la dure logique de ce nonsense est irréfutable.


Je ne vous en dirai pas plus... En fait, je n'ai pas accroché du tout au récit, alors je vous laisse la main pour me faire découvrir d'autres facettes de Reinalo Arenas, pour me donner envie d'en apprendre plus sur l'auteur, de lire d'autres de ses romans... Parce que j'ai passé trop de bon temps à découvrir La Havane de Zoé Valdés que j'ai encore envie de rester sur cette île !
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Reinaldo Arenas
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