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 Paul Auster

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Le Mouton Sauvage
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MessageSujet: Paul Auster   27/2/2010, 10:28

New York, 1967 : Adam Walker, jeune aspirant-poète, rencontre un énigmatique mécène français, Rudolf Born, et sa sulfureuse maîtresse. Sans ambages introduit dans l'intimité du couple, l'idéaliste jeune homme se voit proposer une association susceptible de placer la littérature au centre de son existence.
Mais une nuit criminelle va quelque temps plus tard sceller, de New York à Paris, l'étrange communauté de destins qui s'est ainsi formée… Tel est le prologue de l'intrigue nouée par le récit d'Adam Walker dont, quarante ans plus tard, un jour de 2007, son ancien condisciple à l'université, le célèbre romancier Jim Freeman, reçoit le surprenant manuscrit, en même temps qu'il apprend que son vieil ami est en train de se mourir d'un cancer en Californie...



C'est avec une certaine délectation que je découvre la prochaine sortie d'un nouveau roman de mon auteur préféré (sur le site de son éditeur Actes Sud). Sans lui, je ne serai peut-être pas ici, sur ce forum. Sans lui, je n'aurai peut-être pas tant pris goût à la littérature. Pour avancer, il faut souvent un maître, et Paul Auster est le mien dans mon domaine de prédilection : la lecture. J'ai tout lu ou presque. J'ai relu sa Trilogie New-Yorkaise au moins trois fois, Moon Palace également. J'ai mes préférés, j'ai aussi mes légères déceptions, mais un nouveau Paul Auster a toujours une place de prédilection dans ma bibliothèque...
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Le Mouton Sauvage
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MessageSujet: Re: Paul Auster   27/2/2010, 10:43

Cette fois-ci, c'est la bonne ! Le talentueux auteur de la Trilogie new-yorkaise, de Moon Palace, de Léviathan, formidables romans de la fin des années 1980 et du début de la décennie suivante, est de retour. Pas trop tôt ! Depuis des années, la magie austérienne ne fonctionnait plus. Trop d'intrigues alambiquées, creuses, de mécanismes narratifs trop bien huilés et, pour le lecteur, l'impression de toujours relire la même histoire. L'an dernier, avec Seul dans le noir, on a cru apercevoir une lueur au bout du tunnel. Hallucination ? Par acquit de conscience, on a donc décidé d'ouvrir Invisible, le quinzième roman du New-Yorkais toujours traduit, impeccablement, par la fidèle Christine Le Bœuf. Résultat des courses ? Un Auster grand cru. Peut-être son meilleur livre depuis Cité de verre, en 1987.

Je ne peux pas être objectif avec Paul Auster, donc l'idée du Grand Cru n'est pas de moi ; et personnellement, je n'ai pas de mal à le croire et j'en deviens vite impatient... J'ai déjà fait passer le mot dans mon entourage (peut-être, que ?...). Maintenant, j'ai une lourde tâche qui m'attend : rassembler mes lointains souvenirs pour vous parler d'un ou deux romans de Paul Auster que j'ai lu... Mais lequel ? Lesquels ? peut-être tous, pourquoi pas...
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MessageSujet: Re: Paul Auster   28/2/2010, 10:52

Peut-être par ce titre que j'ai pris suite à un article sur ton blog et que je n'ai toujours pas lu ... j'avoue oops! Mais ceci n'est qu'une suggestion si ça peut t'aider Laughing


Et donc ça n'a pas changé, je n'ai jamais lu un livre de Paul Auster, ce qui est une lacune énorme pas encore comblée.

J'avais commencé La cité de verre et je suis partie sur un autre livre d'un autre auteur ...

En savoir un petit peu plus :

L'œuvre de Paul Auster se situe dans le mouvement postmoderne.

Il est par excellence l'écrivain du hasard et de la contingence. Il traque au quotidien les bifurcations issues d'événements apparemment anodins.

C'est ce que racontent La Musique du hasard, et surtout Léviathan dans une exceptionnelle scène centrale. Son style en apparence très dépouillé, travaillé au fil de ses œuvres poétiques, cache une architecture narrative complexe, faite de digressions exagérées mais toujours pertinentes, d'histoires dans l'histoire et de trompe-l'œil (Le Noël d'Auggie Wren).

Il décrit aussi la perte, la dépossession, le rapport à l'argent, l'errance.
Il s'interroge aussi sur l'identité, notamment dans la Trilogie new-yorkaise où l'un des personnages (qui n'est pas le narrateur) porte son nom, dans Léviathan, dont le narrateur a ses initiales (Peter Aaron) et rencontre une femme nommée Iris (anagramme du prénom de sa propre épouse Siri), ou dans La Nuit de l'oracle et Dans le scriptorium, dans lequel un personnage porte le nom de Trause (anagramme d'Auster).
Merci ? wiki !
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Le Mouton Sauvage
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MessageSujet: Re: Paul Auster   1/3/2010, 03:23

Un beau jour, Nashe hérite d’une petite fortune d’un père qu’il n’a aperçu que deux fois dans son enfance. C’est le point de départ de cette vie qui, petit à petit, va basculer.

« Nashe n’avait aucun projet particulier. Tout au plus envisageait-il de se laisser flotter pendant un certain temps, de voyager d’un endroit à l’autre et de voir ce qu’il arriverait. Il pensait qu’au bout de quelques mois il en aurait assez et qu’il s’appliquerait alors à décider ce qu’il devait faire. Mais deux mois s’écoulèrent, et il n’était toujours pas disposé à s’arrêter. Il s’était épris peu à peu de cette nouvelle vie de liberté et d’irresponsabilité, et, dès lors, il n’y avait plus de raisons d’en changer. »

Nashe décide alors de tout plaquer, boulot, maison et même famille, pour prendre la route et vagabonder d’états en états. Sans but précis, sans rêve déterminé. Voyages faites de rencontres fortuites. Il se lie d’amitié avec Pozzi, joueur de poker professionnel rencontré au bord de la route, qui va l’entraîner malgré lui vers une surprenante partie. Compagnon de fortune et d’infortune.

Comme souvent avec Paul Auster, je plonge dans les errances humaines faites de rencontres, de petits détails du hasard qui peuvent faire de grands ou petits destins. J'y croise un homme qui du jour en lendemain, et sans remord, décide de tout abandonner pour... n’aboutir à rien si ce n'est à sa perte. Un autre regard sur le choix et la liberté qu’un homme peut avoir dans sa vie : en se voulant libre, il s’enferme et erre dans un nouveau labyrinthe.

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MessageSujet: Re: Paul Auster   2/3/2010, 11:30

Je ne vous ai pas dit que son dernier roman sortait le 3 Mars ? Et ben si !
mais dès le 2 Mars, il est disponible dans ma bergerie...
Je finis ma dernière petite chinoiserie et j'attaque la nouvelle ère austérienne !
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MessageSujet: Re: Paul Auster   24/3/2010, 15:13

« Un seul mot : STOP. Je laissai l’allumette me tomber de la main et lançai ma cigarette dans la rigole. L’ombre arrivait vers nous, elle marchait indiscutablement dans notre direction, et après quelques pas de plus, je vis que c’était un jeune Noir en vêtements sombres. Plutôt petit de taille, il ne devait avoir plus de seize ou dix-sept ans mais, après encore trois ou quatre pas, je finis par comprend pourquoi Born m’avait saisi le bras, par voir ce qu’il avait déjà vu. Le gamin avait un revolver dans la main gauche. L’arme était pointée sur nous et, du coup, en l’espace d’un seul instant, l’univers entier fut transformé. Le gamin n’était plus un gamin. Il était ce revolver et rien d’autre, le revolver de cauchemar qui vit dans l’imagination de chaque new-yorkais, le revolver sans cœur, inhumain, de tout temps destiné à vous trouver seul une nuit dans une rue sans lumière et à vous envoyer prématurément au cimetière. Allongez. Videz vos poches. Vos gueules. Un instant plus tôt, j’étais au septième ciel et à présent, soudain, j’éprouvais la plus grande peur de ma vie. »


Il y a des auteurs qui vous embarquent les yeux fermés dans leur histoire, dans leur imagination. Je n’ai pas besoin de lire critique ou résumé, je sais à coup sûr qu’un nouvel Auster fera toujours mouche dans ma petite tête. « Invisible » ne fait pas exception à ce vieil adage qui date depuis ma première « trilogie New-yorkaise ». Rarement auteur ne m’aura autant passionné au cours de ces vingt dernières années. J’ai tout lu ou presque (je crois qu’il m'en manque UN) et chaque fois le plaisir est renouvelé. Pourtant les histoires se ressemblent souvent d’un roman à l’autre ; on retrouve le héros, littéraire ou écrivain, on retrouve le destin et certaines rencontres du hasard qui font basculer votre vie, on devient solitaire et on s’enfonce inexorablement vers le fond d’un puits noir abandonné… Mais au fond, j'aime bien, j'adooore même (comme les sushis) et je ne m'en lasse jamais !
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MessageSujet: Re: Paul Auster   14/12/2010, 15:09

Fido a écrit:
C'est comme Paul Auster, j'ai pas encore lu de bouquin de cet homme et pourtant j'ai adoré:

Smoke - Wayne Wang - 1995

et aussi
Brooklyn Boogie - Paul Auster et Wayne Wang - 1995

« Seul dans le noir, je tourne et retourne le monde dans ma tête en m’efforçant de venir à bout d’une insomnie, une de plus, une nuit blanche de plus dans le grand désert américain. »

Owen Brik vit dans un monde où le 11 septembre n’a pas eu lieu. Les tours jumelles du World Trade Center se dressent toujours aussi majestueusement et fièrement dans le ciel de New York, la guerre en Irak n’existe pas et George W. Bush est malgré tout président des États-unis d’Amérique. Brik porte le grade de caporal, du moins ce sont les insignes portés sur sa jaquette, et se réveille un matin au fond d’un trou, dans un endroit inconnu, en lieu et place de sa couche auprès de sa femme.

August Brill est un critique littéraire à la retraite, contraint à l’immobilité d’une chaise roulante. Il vit dans le Vermont chez sa fille Miriam, qui ne s’est toujours pas remise d’un divorce vieux de 5 ans. Sa petite-fille Katia est venue les rejoindre, suite au décès traumatisant de son ex-boy-friend parti à Bagdad, une mort atroce sous les caméras de terroristes irakiens. Le jour, August et Katia passent leur temps à visionner de vieux films en noir et blanc, pour voir le temps défiler, pour éviter de penser à leur malheureuse destinée. Souffrant d’insomnies chroniques, August Brill passe ses nuits, seul dans le noir, à se conter des histoires. Il s’invente de petits scénarios, imagine de nouvelles vies, crée des personnages en mêlant fiction et réalité.

Owen Brik, notre jeune caporal, se demande ce qu’il vient faire dans cette histoire. Il ne comprend pas ce qu’on lui demande, ni pourquoi certains états ont fait sécession et que la guerre civile à éclater entre certains États. Il avance dans cette terre devenue inconnue, sans repère, se demandant à qui faire confiance. Il est perdu dans ce nouveau monde dévasté. Il s’interroge sur son existence. Il a beau cherché des solutions, il n’arrive toujours pas à déchiffrer les attentes de gens qu’il croise, et parmi ces derniers il fait même la connaissance de son premier amour de jeunesse, une idylle d’adolescent.

Cette nuit, August Brill n’arrive toujours pas à s’endormir. Il sait que sa fille ne dort pas non plus, fatiguée de l’existence, elle qui ne fait que vivoter à ses côtés. Il entend sa petite fille, elle aussi réveillée, qui a « cessé » de vivre pleinement depuis la mort de son ami. Ces trois générations, meurtries par des blessures irréversibles, se retrouvent ensemble pour s’entraider ; leurs liens se resserrent afin de continuer à survivre, l’amour entre les générations est le seul état rationnel de ce monde-ci pour subsister, continuer à espérer et petit à petit sortir de cet état moribond. August se retourne dans son lit, mais le sommeil ne vient pas. Il ne faut surtout pas qu’il pense à la vie, sous peine de perdre totalement l’envie de dormir, de passer une énième nuit blanche, seul dans le noir. Alors, il a imaginé une nouvelle vie, l’histoire d’un caporal du nom d’Owen Brik perdu dans un monde parallèle.

Les fictions de Paul Auster sont, pour moi, toujours d’un excellent cru. Bien entendu, j’ai mes préférés, celles que j’ai lues à plusieurs reprises, celles que je sais qu’elles subiront une nouvelle relecture, celles que je garde précautionneusement sur une étagère de ma bibliothèque, à l’abri de la poussière, celles dont je suis tenté de caresser la couverture et de sentir l’odeur du souvenir. Rarement déçu, de temps en temps légèrement désappointé, mais le plus souvent enthousiasmé. Ce dernier Auster ne déroge pas à ma règle : une lecture plaisante, deux histoires qui s’entremêlent et s’entrechoquent dans la cruauté d’un monde actuel et fictif. Aucune raison, en somme, de le bouder. J’ai même subitement l’envie de visionner moi-même quelques vieux films de Yasujiro Ozu...


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MessageSujet: Re: Paul Auster   16/12/2010, 13:06

Quand je te lis parler de Paul Auster, je me dis "je vais le lire" j'ai essayé, j'accroche pas, c'est le début vois-tu et je ne sais pas pourquoi, peut-être en regardant un film, bon puis on est pas fait pour tous... les livres ou autres. J'en ai dont je me dessaisis peut-être ça viendra comme ça. Je n'ai pas pensé à le faire lire chez moi par l'homme librovore de la maison.
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