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 Peter May

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Fido
Fils des Mothers
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MessageSujet: Peter May   15/3/2010, 11:45

Peter May est un écossais qui maintenant vit dans le Lot. Un de ses roman, «L'île des chasseurs d'oiseaux» se situe sur l'ile de Lewis à Stornoway. Dés les premières pages je suis envouté par une atmosphère intimiste où les souvenirs et réminiscences du passé donnent au narrateur une présence palpable. L'histoire d'un retour aux sources où les ombres et mystères passés vont s'éclairer. Un récit magnifique, une intrigue construite magistralement.

Voici ce qu'en dit une certaine FRANÇOISE NYDEGGER ailleurs:
Lewis, c’est la fin du monde, ou presque. Dans cette île tempétueuse du nord de l’Ecosse, le temps semble s’être arrêté, ou du moins fonctionner au ralenti, comme engourdi par le vent glacial qui déferle sur des terres où rien ne pousse. En ce début du XXI siècle, ses habitants se chauffent encore à la tourbe, tentent de prendre de la distance avec une église toute-puissante, tout en cultivant encore quelques traditions ­ancestrales.
Et c’est précisément dans cette île, celle de son enfance, que revient un inspecteur chargé d’enquêter sur l’assassinat d’un pauvre ère. L’homme a été exécuté de la même manière qu’une autre victime, découverte à Edimburg. Chargé de trouver des liens entre ces deux affaires particulièrement sordides, Fin Macloed remet ainsi les pieds à Lewis, après dix-huit ans d’absence. C’est un homme blessé qui débarque là, touché par la mort récente de son enfant, mais aussi par ses propres souvenirs qui, soudain, le submergent.

Intrigue à deux temps
Avec doigté, Peter May, Ecossais pur malt, tisse son intrigue à deux temps. L’auteur conduit en parallèle deux histoires qui, presque fatalement, sont intimement liées. Il y a d’une part le récit policier classique, qui voit l’inspecteur faire son boulot, tenter de dénouer des intrigues et se casser le nez à tout bout de champ sur son passé, sur ce qu’il ne voudrait pas voir: l’action du temps sur les personnages de son enfance, leurs transformations physiques et morales. Leur rancœur aussi, sourde et tenace, contre celui qui est parvenu à s’échapper et à mener sa vie loin du carcan insulaire.
Et il y a ces autres chapitres introspectifs, où l’inspecteur se fait narrateur. Il parle de sa vie passée sur cette île des Hébrides Extérieures, donnant par bribes des informations sur les us et coutumes de cette communauté relativement isolée. Le lecteur prend ainsi conscience des particularismes de ce lieu, du poids du vécu collectif et de cette sorte de fatalisme qui étreint ses habitants. C’est bien là tout l’intérêt du récit de Peter May, qui prend finalement prétexte d’un crime pour dépeindre toute une société.

Les fous de Bassan
Car un des mystères les plus étranges évoqué dans ce livre, c’est bien cette coutume cruelle qui soude certains hommes de Lewis. Depuis la nuit des temps, chaque année, quelques initiés se rendent au péril de leur vie sur un rocher inhospitalier perdu à plusieurs heures de navigation. Deux semaines durant, ils se livrent alors à un massacre effroyable: «Dès que nous commençâmes à descendre le long des falaises, les oiseaux adultes quittèrent leurs nids par milliers, criant et tournoyant au-dessus de nous tandis que nous tuions leur progéniture. On avait l’impression de travailler au milieu d’une tempête de neige. Le blanc immaculé des plumes des fous de Bassan vous emplissait les yeux, vos oreilles explosaient sous le bruit de leur colère, de leur détresse et du battement de leurs ailes contre le vent.»
Si le carnage a tout du rite initiatique, l’expédition qui le permet autorise tous les règlements de comptes. Car ce qui se passe sur le rocher doit rester secret. Et pour Fin Macleod, telle est bien la difficulté.
Comment percer le mystère de ce qui s’est réellement passé il y a dix-huit ans, alors que lui-même participait à ce carnage? Et pourquoi diable se fait-il tant de souci quand son ancien camarade et son fils partent à leur tour pour cette chasse aux oiseaux? Entre fausses pistes, dialogues à double sens et scènes glaçantes, Peter May maintient le suspens ­jusqu’au bout.
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Fido
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MessageSujet: Re: Peter May   15/3/2010, 11:57

J'apprends que Peter May est passionné par la chine et est membre honoraire de l’Association des auteurs chinois de romans policiers.
Il a publié aux éditions du Rouergue Meurtres à Pékin (2005 ; Babel noir n° 9), Le Quatrième Sacrifice (2006 ; Babel noir n° 15), Les Disparues de Shanghai (2006 ; Babel n° 19), Cadavres chinois à Houston (2007), Jeux mortels à Pékin (2007) et L’Eventreur de Pékin (2008).
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Fido
Fils des Mothers
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MessageSujet: Peter May   10/10/2010, 02:18

C'est en lisant la présentation et les avis du film de Scorcese "Shutter Island" tiré du roman de Dennis Lehane (que je n'ai lu ni vu) que j'ai pensé à l'excellent roman de Peter May lu il y a quelques mois:
L'ile des chasseurs d'oiseaux.
Un bouquin (roman noir) que j'ai beaucoup aimé et qui bizarrement n'avais pas de fil ici.

Peter May est écossais et vit en France, dans le Rouergue (c'est où déjà ?). Il est surtout connu pour sa série de polar "chinois". Des enquêtes menées par un jeune commissaire chinois et une médecin légiste américaine.
Je n'en ai lu aucun (oops!).

Dans son dernier roman, le thème de l'ile est au centre. Tout d'abord le retour de l'enquêteur dans son village natal, sorte d'ile des souvenirs et des vieilles connaissances. Puis une immersion dans l'ile de l'enfance avec ses pans d'obscurité et comme point d'orgue, le retour sur la véritable ile pour la chasse annuelle de fous de Bassan . Ile révélatrice des mystères longtemps cachés,

Mais je passe la main à Jacques Griffault de la librairie LE SCRIBE à MONTAUBAN, qui saura en parler mieux que moi:

L'Île des chasseurs d'oiseaux - son livre «le plus personnel» a indiqué Peter May lors de la rencontre du 11 février au Scribe - se déroule en Écosse, son pays natal. Plus précisément dans l'île de Lewis, la plus au nord de l'archipel des Hébrides extérieures, une île battue par les vents, sans arbres, recouverte de landes où l'on se chauffe à la tourbe, parle le gaélique et où se déroulent encore des traditions ancestrales d'une cruauté absolue.
L'inspecteur Fin Macleod vient de perdre son fils et sa femme lui a clairement indiqué que s'il partait enquêter, sur ordre de sa hiérarchie, sur un assassinat commis sur son île natale qu'il a quitté dix-huit ans plutôt, elle ne serait pas là à son retour. Fin qui est rentré dans la police "parce que c'est ce qu'on faisait quand on quittait les îles et qu'on n'avait pas de qualification" revient donc à Lewis où il retrouve ses camarades d'enfance parmi lesquels Artair qui a épousé Marsaili, son premier gros coup de coeur d'enfance qui lui servait de traductrice lorsqu'il est arrivé à l'école ne parlant que le gaélique.
Deux lignes de force parcourent le livre : l'enquête de Fin et le récit de ses années passées à Lewis. Elles se rejoindront à la fin du livre pour éclairer toute cette histoire tragique.
Parmi les faits marquants du passé de Fin il y a l'expédition qui chaque année, depuis des siècles, conduit une douzaine d'hommes sur un rocher inhabité pour y tuer deux mille «fous de Bassan» qui viennent s'y nicher pour nidifier. La chair de ces «gugas» est en effet fort appréciée des habitants de Lewis. Fin, à contrecoeur, a participé dans sa jeunesse à une telle expédition initiatique au cours de laquelle le père d'Artair est mort en lui sauvant la vie...
Un roman noir, fort bien construit, d'une redoutable efficacité, où fausses pistes, dialogues à double sens, coups de théâtre, scènes glaçantes, se mêlent pour tenir constamment en haleine le lecteur.


Un tour dans sa librairie ici
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Utopie
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MessageSujet: Re: Peter May   10/10/2010, 04:26

En parlant du film de Martin Scorsese Shutter Island l'autre jour, j'ai pensé à toi et que le film pourrait t'intéresser(le livre aussi mais je ne l'ai pas lu).

Pour L'ile des chasseurs d'oiseaux, j'ai vu que c'est un livre très sombre, je note pour M.Uto, noël approche ... paru aux éditions du Rouergue, traduit par Jean-René Dastugue, il pourrait lui plaire.

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Fido
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MessageSujet: Re: Peter May   10/10/2010, 05:08

Encore plus sombre que ça ! Et d'ici noël il sera (espérons le) sorti en poche.
J'aime pas le Caprio mais j'aime beaucoup Scorcese...
La suite dans le sujet correspondant Wink
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