Rock'n Livres, forum Musique, Arts et Littérature, est né de nos passions,

afin de partager nos coups de coeur, émotions et critiques de livres, CD, films, peintures et découvrir d'autres horizons.
 
AccueilPortailRechercherS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Johnnie To

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Le Mouton Sauvage
Rockeur en méditation
avatar

Messages : 2206
Date d'inscription : 24/07/2009
Age : 45
Localisation : On The Highway To Hell

MessageSujet: Johnnie To   27/5/2010, 06:11

A l'automne 2008, Johnnie To, réalisateur et producteur de Hong-Kong, est sur le point de réaliser un vieux rêve (partagé par son collègue John Woo), faire tourner Alain Delon, véritable icône en Asie et symbole du polar melvillien par excellence. Le metteur en scène n'a pas oublié le choc que fut pour lui la vision du Samouraï (1967) et souhaite ressusciter Jeff Costello à l'écran. Mais déçu par un scénario pas assez écrit, chose classique à Hong Kong et typique de To, et ne souhaitant pas jouer un héros atteint par la maladie d'Alzheimer (pathologie dont souffrait Costello dans la première version du scénario pour justifier ses pertes de mémoire), Delon jette l'éponge...


Quelques semaines plus tard, les représentants de la société ARP présentent Johnny Hallyday au réalisateur qui l'engage, fasciné par son regard et les blessures qu'il semble cacher. Le chanteur de rock s'envole alors pour Hong Kong afin d'incarner Francis Costello (clin d'oeil à Melville), un tueur retraité obligé de reprendre les armes pour sauver sa famille. Le film, Vengeance, est présenté le 17 mai 2009 en sélection officielle au Festival de Cannes. Le long métrage déchaîne la presse et les foules qui voient en lui un excellent polar ou un véritable naufrage... [Hong Kong Cinemagic - Johnnie To Kei-fung]
Revenir en haut Aller en bas
http://leranchsansnom.free.fr/
Le Mouton Sauvage
Rockeur en méditation
avatar

Messages : 2206
Date d'inscription : 24/07/2009
Age : 45
Localisation : On The Highway To Hell

MessageSujet: Re: Johnnie To   27/5/2010, 06:41

Alors, excellent polar ou véritable naufrage ?


Elle vient de là, elle vient du blues...

Je ne connais pas assez les codes du polar honk-kongais pour avoir une vision objective du film. Je m'attendais à de la violence, de l'esthétisme, des ralentis, des triades qui se font la guerre, des flingues, beaucoup de flingues qui tirent dans toutes les directions... Là-dessus, aucune déception, c'est bien la réalité du film...

Les mots ne sont jamais les mêmes pour exprimer ce qu'est le blues...

Ensuite, il y a le Johnny, notre Johnny, Halliday... Quand un rocker fatigué se remet à faire du cinéma... Je ne vais pas dire grand chose de son interprétation, car je crains de ne pas forcément être objectif : Johnny, le personnage public, ne me plait pas du tout - ses chansons guère plus... Mais bon, passer le cap de la première demi-heure, j'arrive à oublier que Jeff Costello est Johnny et le prend comme un acteur à part entière... A noter la minuscule apparition de Sylvie Testud, fille de notre Johnny !

Il y a longtemps sur des guitares les mains noires lui donnaient le jour pour chanter les peines et les espoirs pour chanter Dieu et puis l'amour...

Regarder un film de Hong-kong, c'est avant tout s'installer dans son canapé en cuir et en prendre plein la vue : son esthétisme, ses lumières, ses cadrages et effets ralentis, ses chorégraphies surréalistes. Un film à grand spectacle en somme où on n'oublie qui on est et ou on est, où on ne se prend plus la tête sur les petits riens de la vie quotidienne ou les grands mélodrames inavouables... Et en ce sens le film me semble bien une réussite. A la fin de la "séance", il n'en sort rien, mais alors qu'est-ce qu'on s'en fout...


Le blues ça veut dire que je t'aime et que j'ai mal à en crever
Revenir en haut Aller en bas
http://leranchsansnom.free.fr/
Le Mouton Sauvage
Rockeur en méditation
avatar

Messages : 2206
Date d'inscription : 24/07/2009
Age : 45
Localisation : On The Highway To Hell

MessageSujet: Re: Johnnie To   27/5/2010, 06:57

Alors, excellent polar ou véritable naufrage ?


Hallyday est superbe, sidérant, inédit, mais surtout parfait acteur du rôle dont on lui a confié les clefs. Costello, un type fourbu, habillé du minimum de passé (autrefois, probablement, un tueur) qui déboule à Macao pour venger le massacre mafieux de sa fille. Largué sans parachute dans une ville, une langue et un monde auxquels il ne comprend rien mais dont il renifle, à l’instinct, les codes compliqués.

Johnnie a filmé Johnny au plus près de cette débandade : visage de plaies et de bosses, masque de Bouddha asséché où sont tapis les deux yeux bleus d’un crotale qui ne demande qu’à reprendre du service. Hallyday a non seulement accepté de tout prendre (les coups de caméra comme les directs à l’estomac), mais aussi de tout donner : en père et grand-père plausible, en as de la gâchette, en amateur de filles, en routier rangé des camions mais prêt à reprendre la voie express à contresens. Libé



Entre la longue silhouette noire, un peu désuète (imperméable court, chapeau à bords étroits) de Costello et l'élégance fluide des tueurs chinois, Johnnie To met en scène une chorégraphie qui apparaît d'abord délicieusement gratuite. On retrouve tous les éléments de l'univers d'un cinéaste qui n'aime rien mieux que les réarranger encore et encore : des ballets de parapluies dans des rues noyées par l'orage ; des courses-poursuites dans les couloirs d'immeubles populaires ; des fusillades au long desquelles une demi-douzaine de combattants usent autant de munitions qu'une division américaine en Afghanistan.

On ne peut raconter comment Costello termine son parcours, il faut l'accompagner pas à pas dans cette course vers la mort et l'oubli. Mais en sortant de la salle, on gardera une autre image de Johnny Hallyday que celles qu'il nous avait proposées ces dernières années. Plus seul, plus fragile, plus beau.Le Monde



Je ne suis pas là pour convaincre quiconque, mais Johnny Halliday mis en scène par Johnnie To vaut le détour, au moins par curiosité... J'avais peur, avant... Moins maintenant... Johnnie To prépare le tournage du remake du Cercle Rouge (1970) de Melville, aventure qu'avait caressée un temps John Woo. Johnny Hallyday est également pressenti pour tenir le rôle tenu à l'époque par Yves Montand.
Revenir en haut Aller en bas
http://leranchsansnom.free.fr/
Utopie
Bulleuse d'encre
avatar

Messages : 3632
Date d'inscription : 24/07/2009
Localisation : Loin

MessageSujet: Re: Johnnie To   14/9/2010, 11:11

J'ai vu récemment un film de Johnnie To, Exilé et j'ai lu pas mal de critiques presses ou spectateurs, emballées, ce film n'a pas recueilli le même emballement au sein de la maisonnée. Si les critiques mettent en avant les funlights, le côté Sergio Leone voire la musique Ennio Morricone, et si il y a en effet quelques scènes à la fin qui en ont l'air avec un harmonica pour souligner le fait, à notre avis cela ne suffit pas.

"Ce film ne rend hommage à aucun réalisateur en particulier. Je l'ai conçu en m'inspirant de tous ceux qui ont marqué ma jeunesse : Sergio Leone, mais aussi Sam Peckinpah, King Hu et Akira Kurosawa. J'aime ces metteurs en scène qui racontent des histoires fortes dans lesquelles des hommes se retrouvent piégés dans des situations desespérées." dixit Johnnie To


Film sorti en 2007 avec Anthony Wong Chau-Sang, Francis Ng Chun-Yu, Nick Cheung,

Macau, 1998. Wo s'est retiré du milieu et mène une vie paisible avec sa famille. Mais quatre tueurs à gages venus de Hong Kong, d'anciens "collègues de travail", se rendent chez lui. Deux d'entre eux ont pour ordre de tuer Wo.


Citation :
Maître du polar et du film d'action, Johnnie To s'engage avec Exilé dans un genre totalement nouveau pour lui : le western. Le cinéaste explique pourquoi il s'est engagé dans cette voie : "C'est un genre que j'adorais dans mon adolescence. Les hommes que l'on voit dans ces films ont un sens de l'honneur qui est très proche de la sensibilité que l'on trouve dans les films chinois d'arts martiaux. C'est un thème que j'ai d'ailleurs souvent abordé dans mes films précédents, qu'il s'agisse de films d'action ou de polars." Source

L'histoire est assez courante, un ancien malfrat se retire du milieu pour vivre une vie normale avec femme et enfant, pour cela il trahit, mais c'est sans compter sur la vengeance du boss. Celui-ci envoie ses sbires pour occire le repenti mais ce sont des anciens copains et très vite se liguent avec celui-ci et vont affronter d'autres tueurs du boss.

Eux aussi auront des velléités de s'échapper de leur vie quite à s'exiler, ils le feront avec plus ou moins de réussite. J'ai bien aimé le rôle de la femme qui voit son monde s'écrouler à l'arrivée des tueurs, elle a un rôle sensible.


Ce que nous n'avons pas aimé c'est la demi heure (au moins) des tirs dans tous les sens lorsque les deux groupes adverses se retrouvent, alors un peu oui mais trop ça n'a plus de sens, c'est comme une démonstration pour en mettre plein la vue, en plus on a noté qu'à certains moments, lorsqu'un protagoniste est touché, on voit un nuage vaporeux rouge pour évoquer le sang qui gicle (s'évapore ?!!!), c'est bref mais trop en tout cas pour nous.

Nous avons préféré la fin du film et nous avons trouvé quelques belles photos dans ce film, des couleurs, ambiances pas mal, dommage ce flot de coups de feu qui dure, dure et nous a ennuyés.

Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Johnnie To   

Revenir en haut Aller en bas
 
Johnnie To
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» HEATWAVE... Johnnie WILDER le membre fondateur est décédé
» Johnnie Bassett
» Johnnie BASSET - I Can Make That Happen (2012)
» John Coltrane & Johnny Hartman (1963)
» Various Artists : And This Is Maxwell Street (2000)

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Rock'n Livres :: La Galerie Art et Essai :: Cinéma-
Sauter vers: