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 Kim Ki-Duk

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Utopie
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MessageSujet: Kim Ki-Duk   14/9/2009, 20:52

Kim Ki-duk (1960) est un cinéaste sud-coréen, après des études au lycée agricole à Séoul, il travaille comme ouvrier puis s'engage dans la marine pour passer ensuite deux ans dans un monastère pour devenir prêtre. Au terme de cette période, il vient à Paris pour étudier dans une école d’arts plastiques, c'est ainsi qu'il va pour la première fois au cinéma et que sa vocation est née.

De retour en Corée en 1994, il commence par écrire les scénarios de Painter and prisoner et Illegal crossing. Il met en scène son premier film The crocodile en 1996, inspiré de sa vie.

Le réalisateur autodidacte enchaîne les succès, ses films sont souvent présentés aux Festivals de Venise et de Berlin, sans pourtant plaire aux critiques et au public de Corée. La force du cinéma de Kim Ki-Duk vient de ses images évocatrices, sa capacité à créer des histoires sans dialogues comportant des éléments autobiographiques et ses personnages sont souvent des marginaux,
Les films et Kim Ki-Duk sont marqués par leur caractère personnel dû à ses origines et à son ignorance des règles formelles, il tourne à un rythme soutenu de nombreux films, souvent avec de petit budgets. Ses films ont des qualités esthétiques, l'image est souvent très picturale, on retrouve son goût pour la peinture.

« J’ai une idée obsessionnelle, obstinée du cinéma en tant que mélange de tension, de crise, de paix, d’ironie et de destruction. Pour moi le cinéma, c’est tout ça à la fois. »,

Ses films :

* 1996 : Crocodile
* 1996 : Wild Animals
* 1998 : The Birdcage
* 2000 : Real Fiction
* 2000 : L'Île
* 2001 : Adresse inconnue
* 2001 : Bad Guy
* 2002 : The Coast Guard
* 2003 : Printemps, été, automne, hiver... et printemps
* 2004 : Samaria
* 2004 : Locataires
* 2005 : L'Arc
* 2006 : Time
* 2007 : Souffle
* 2008 : Dream
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Utopie
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MessageSujet: Kim ki Duk   18/9/2009, 14:29

Printemps, été, automne, hiver... et printemps

Avec : Oh Young-Su (le vieux moine), Kim Ki-Duk (le moine adulte), Kim Young-Min (le jeune moine), Seo Jae-Kyung (l’adolescent moine), Ha Yeo-Jin (la jeune fille) et une musique de Bark Jee-Woong

Sur un lac aux eaux calmes, perdu au fond d’une vallée encaissée, se trouve un petit temple flottant. Un vieux maître zen et son disciple, un petit garçon, y vivent en harmonie avec la nature. Le passage des saisons rythme les différents cycles de la vie du jeune moine.
Au printemps survient la perte de l’innocence. L’été accompagne l’éveil du désir et de la passion, qui consument les sens et égarent les esprits. En automne explosent la violence et la destruction. L’hiver est l’âge de la raison et de la rédemption.
Puis arrive un nouveau printemps, celui de la sagesse et de la transmission : le disciple est devenu maître à son tour.
Source et suite sur Arte


J'ai eu le sentiment de voir un conte, c'est un film magnifique, déjà par les paysages absolument somptueux, on rêverait de connaître un tel endroit pour se réfugier. Ce n'est pas uniquement un film contemplatif, on voit les joies et les épreuves qui traversent les cycles de la vie humaine, il y a de nombreux moments émouvants, parfois brusques, parfois tendres.
Il a été tourné sur le lac de Jusan, un cadre exceptionnel et le film basé sur un thème très courant est loin d'être banal.

Citation :

Ce parcours initiatique est parsemé de détails étranges, tel un chat dont la queue sert soudain de pinceau, ou des portes qu’aucun mur ne soutient. Cette tonalité légère et surréaliste tempère le symbolisme d’un film où se
retrouvent les thèmes de prédilection du cinéaste : l’omniprésence de l’eau (L’île, The Coast Guard, L’arc), des personnages marginaux, parlant peu (Locataires), ou l’opposition entre un monde moderne violent et une nature isolée source d’apaisement. (Arte)

Une critique intéressante sur ce site

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Utopie
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MessageSujet: Re: Kim Ki-Duk   24/11/2010, 08:24

Hier j'ai enfin pu voir Locataires sorti en 2004, un pur bonheur, c'est un film magnifique ! Une histoire d'amour sans mièvrerie avec une pointe d'humour, une forme de romantisme moderne, une pirouette inventive et superbe sous forme de métaphore fantastique pour que les amants ne soient pas séparés.


Tae-suk arpente les rues à moto. Il laisse des prospectus sur les poignées de porte des maisons.
Quand il revient quelques jours après, il sait ainsi qu'elles sont désertées. Il y pénètre alors et occupe ces lieux inhabités, sans jamais rien y voler.
Un jour, il s'installe dans une maison aisée où loge Sun-houa, une femme maltraitée par son mari...


Avec Lee Seung-yeon, Jae Hee, Kwon Hyuk-ho,

Sous le charme ? oui, j'ai trouvé le film très beau, déjà esthétiquement, l'image est soignée et les deux personnages principaux sont superbes, l'histoire en elle même, originale et intriguante, effectivement les deux amoureux n'échangeront pas une parole et malgré ce silence, le film n'a rien d'un film contemplatif, l'action est là bien présente, les regards, les gestes, les bruits environnants, les quelques paroles d'autres personnages suffisent. Je ne suis même pas certaine de m'être aperçue dès le début qu'ils n'échangeaient aucune parole.

Le fait de squatter dans différents lieux, j'ai adoré cette façon qu'à Tae-suk de s'installer dans des lieux étrangers, il squatte avec respect et s'intègre lui même dans les maisons et d'une certaine façon dans la vie des autres. Et puis c'est l'occasion pour le spectateur de voyager dans des univers différents, on passe ainsi d'immeuble délabré, à de petits espaces verdoyant en croisant des lieux typiques ou encore de somptueuses villas.

Un film superbe sur tous les plans pour ma part ! coeur

...............
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Le Mouton Sauvage
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MessageSujet: Re: Kim Ki-Duk   24/11/2010, 14:16

J'allais te le conseiller, mais vu que tu n'attends même plus mes avis...
je me demande à quoi je sers ici...
Du coup, pour les autres assidus du forum, cela fera 2 avis pour le prix d'1 !


J'ai vu, il y a peu, mon premier Kim Ki-Duk avec « Locataires », film de 20054, et j’y découvre une belle fable poétique, entre rêverie et cruauté.

Tae-Suk est un jeune marginal, inadapté à la société coréenne. Sans but apparent dans la vie, il se contente de squatter des appartements. Chevauchant les quartiers avec sa moto, il colle des prospectus sur les portes des maisons. Revenant plus tard, si le prospectus est toujours en place, il en déduit que la maison ou l’appartement est vide. Il crochète les serrures tel un virtuose du cambriolage mais à l’intérieur, il ne vole rien ; au contraire, il fait le ménage, s’occupe des plantes, arrose le jardin ou répare les objets cassés. Avant de partir, son petit plaisir consiste à se prendre en photo dans ces lieux d’un soir. Un jour, alors que Tae-Suk pensait la maison vide, il s’y installe et croise le regard perdue d’une jeune femme, Sun-Hua, violentée par son mari. Cette dernière partira avec lui…

J’ai pris énormément de plaisir à suivre les déambulations de ces deux marginaux de maisons en appartements. Un « house-movie » extrêmement contemplatif où les deux protagonistes principaux, Tae-Suk et Sun-Hua, ne s’adressent jamais la parole. J’ai bien aimé cette complicité faite uniquement de sourires et de regards, une relation distante au départ entre le jeune sauveur et la beauté perdue puis une cohésion et un amour naissent. Certains moments sont frustrants car je me suis attaché au personnage qui semble si généreux mais si naïf aussi et le voir se faire tabasser par des gardiens de prisons fait mal au cœur, d’autant plus que Tae-Suk garde toujours le sourire, la foi en lui… Et puis découvrir la vie des gens à travers leurs cadres photos étalés sur les commodes, leurs frigos qu’ils soient vides ou pleins n’a rien du voyeurisme que l’on pourrait s’imaginer. Je n’arrive pas à reconnaître les motivations de Tae-Suk à squatter ces maisons vides… juste peut-être imaginer sa marginalité. Mais il a l’air si pur, et Sun-Hua si belle mais si fragile…

Vraiment un très beau film où il est bon de s’y bercer lentement, de prendre le temps de se laisser envouter, et de s’envoler vers une fin presque mystique… L’enchantement est là, dans chacune des maisons « visitées ».


« Nous somme tous des maisons vides, attendant ardemment que quelqu’un vienne ouvrir la porte qui nous libère... ».
Kim Ki-Duk

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MessageSujet: Re: Kim Ki-Duk   25/11/2010, 08:02

Le Mouton Sauvage a écrit:
J'allais te le conseiller, mais vu que tu n'attends même plus mes avis...
je me demande à quoi je sers ici...
Du coup, pour les autres assidus du forum, cela fera 2 avis pour le prix d'1 !

Bien tu sers à .. me renvoyer la balle tiens pardi Smile et puis c'est l'hiver et tu nous tiens chaud Wink

J'allais te dire de le voir, j'y ai pensé, à la fin du film je me suis dit, ça lui plaira !

Je ne l'ai pas trouvé si marginal ou inadapté le jeune homme, mais en même temps les films de Kim Ki Duk ont souvent comme personnages des marginaux. Il me semble plutôt en attente, enfin comme un break, on sait plus tard qu'il a fait des études, il a une superbe moto et semble bien dans sa tête non ? alors oui il squatte, gentiment d'ailleurs, il fait la lessive, répare les objets, etc, il a des rituels et ça m'a vraiment touché, même un peu fasciné.
Il pourrait sembler voyeur le fait de pénétrer ainsi dans les maisons, dans la vie des autres, et par là le spectateur aussi, mais le film est si bien tourné que je n'ai jamais ressenti de voyeurisme malsain, visite impromptue chez l'autre mais avec un regard généreux, vraiment j'ai adoré ce film !

Le moment dans la prison est vraiment géniale, entre 4 murs, plein de poésie, de l'humour, j'ai ri de bon coeur de ses entourloupes, évidemment beaucoup moins lorsque le gardien va le voir, mais en même temps il décoche un sourire espiègle assez délicieux même si la situation est là très surréaliste.

Mais à la fin du film, réflexion que j'ai eue, et si c'était juste un rêve de la jeune femme ... mais c'est idée, je ne l'aime pas.

J'ai vu Times dernièrement, j'en parlerai, un film très intéressant aussi et sur un ton totalement différent.
Printemps, été, automne, hiver... et printemps, devrait te plaire aussi ...
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MessageSujet: Re: Kim Ki-Duk   25/11/2010, 09:08

Utopie a écrit:
Bien tu sers à .. me renvoyer la balle tiens pardi Smile et puis c'est l'hiver et tu nous tiens chaud Wink

J'allais te dire de le voir, j'y ai pensé, à la fin du film je me suis dit, ça lui plaira !

Je ne l'ai pas trouvé si marginal ou inadapté le jeune homme, mais en même temps les films de Kim Ki Duk ont souvent comme personnages des marginaux.

Marginal dans le sens où il se place un peu en dehors de la société, n'ayant aucun contact avec elle, et ne suivant pas les lois de cette société, ne s'y conformant pas, mais vivant à sa manière de façon indépendante quitte à squatter chez les habitations des gens, ce qui peut-être mal vu par la société, même s'il ne fait rien de mal, bien au contraire...
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MessageSujet: Re: Kim Ki-Duk   26/11/2010, 07:38

Je comprends mieux, j'ai une image de la marginalité un peu différente, il ne semble jamais paumé, c'est vrai que c'est un personnage énigmatique, c'est le prince charmant moderne, pas sur un cheval mais sur une moto ...

L'autre film que j'ai vu de Kim Ki-Duk est Times, un film qui aborde pas mal de sujets. Le premier serait sans doute l'usure du couple, du désir, enfin le couple n'a que deux ans, c'est ce qui ressort un peu des critiques en général, le film va au delà j'ai trouvé, en tout cas le propos du film est basé sur la jalousie mais n'est pas du tout traité comme on le voit souvent.
Un jeune couple, dont la femme, Seh hee, se sent de moins en moins aimé, à tort ou à raison, on le découvre dans le déroulement du film, elle est rongée par une jalousie obsessionnelle. Je trouve qu'il aborde aussi l'estime de soi, l'identité, comment un mal être peut transformer la vision de ce que l'on vit et jusqu'où il peut entraîner lorsqu'il n'est pas reconnu et que les solutions prises ne sont pas les plus adaptées.

avec Seong Hyeon-a, Jung-woo Ha, Ji-Yeon Park, Ji-heon Kim, Hyeon-a Seong

Après deux ans de vie commune avec Ji-woo, See-hee s'inquiète de l'avenir de leur couple, de l'usure que le temps pourrait apporter à leur amour. Jalouse, elle ne supporte plus que son compagnon regarde d'autres femmes ou leur adresse ne fût-ce que quelques mots innocents. Mais, entre deux crises de colère et de larmes, See-hee se désole surtout de n'avoir que le même visage et le même corps à offrir, nuit après nuit, à celui qu'elle aime avec passion...
Un jour, après une dispute particulièrement âpre, See-hee disparaît, laissant Ji-woo désemparé. A l'insu de tous, elle se rend dans une clinique et demande à ce qu'on lui refasse entièrement le visage. Durant cinq mois, nul ne la verra autrement que masquée ; au sixième, See-hee renaîtra, méconnaissable...
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MessageSujet: Dream   13/12/2010, 06:35

Dans mon exploration des films du réalisateur Kim Ki Duk, j'ai pu voir le film Dream sorti en 2009 en France sorti 2010 ... un film magnifique qui me fait penser à Locataires dans son déroulement, l'histoire ancrée dans la réalité au départ glisse doucement vers un univers onirique et fantastique, l'occasion d'images superbes et d'un imaginaire poétique.
Vraiment un film à voir, Mouton's tu ne peux pas le manquer !



* Jô Odagiri : Jin
* Lee Na-yeong : Ran
* Jang Mi-hie : docteur
* Kim Tae-hyeon : ex compagnon de Ran
* Park Ji-a : ex compagne de Jin

Jin se réveille après un cauchemar dans lequel il cause un accident de voiture en allant chez son ancienne compagne. Se rendant sur les lieux, il découvre qu’un accident identique à celui de son rêve s’est produit.

La police retrouve le chauffard grâce à une caméra de surveillance et se rend chez le suspect. Jin suit les enquêteurs sans vraiment comprendre ce phénomène dans lequel il se sent impliqué, mais sa curiosité le conduit à vouloir percer ce mystère. Confrontée à la police, Ran, la suspecte, nie toute accusation de délit de fuite, disant qu’elle a dormi toute la nuit alors même qu’une voiture accidentée est garée devant chez elle. Jin se livre, affirmant que c’est lui qui devrait être arrêté puisqu’il était le conducteur dans son rêve et que celui-ci s’est déroulé exactement de la même manière que dans la réalité. La police prend Jin pour un fou et arrête Ran.

La psychologue de Ran confirme alors à la police qu’elle souffre de somnambulisme depuis plusieurs semaines, au moment même où Jin a commencé à faire des rêves étranges. A travers cet inexplicable paradoxe, Jin et Ran découvrent une étrange corrélation entre eux : quand Jin rêve, Ran agit inconsciemment dans son sommeil.


Site officiel du film
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MessageSujet: Re: Kim Ki-Duk   13/12/2010, 07:13

Deux situations opposées réunissent bien malgré eux une femme et un homme, ils viennent de vivre chacun une rupture amoureuse.


Il est un peu cet autre qu'elle vient de quitter à bout de force, de son côté elle pourrait être, l'autre femme qui vient de le quitter et qu'il aime encore, au point d'en rêver.
Il rêve de la retrouver, de l'aimer encore, la colère l'envahit et ressurgit dans ses rêves, la jeune femme Ran réalise les rêves de cet homme, Jin. Situation périlleuse et dont l'issu pourrait tourner au drame, ne pas dormir semble la solution pour les deux protagonistes, mais humainement irréalisable.


Ce qui les relie jusqu'à ne faire plus qu'un, complémentaires mais divisés, plein d'allusions au yin et yang, paroles, choix des couleurs lors de certaines scènes, costumes. Deux complémentarités que l'on peut chercher en soi mais comment faire lorsque chacune est prisonnière d'un corps différent, comment trouver l'équilibre, les corps sont comme des prisons qui empêchent l'harmonie ... peut-être, à voir le film pour en découvrir plus.




L'article sur le site du film sur cette page éclaire le spectateur sur l'histoire du film, origine, inspiration et symbolique. Très intéressants textes sont extraits du livre « Kim Ki-Duk » paru aux Editions Dis Voir, 2006, pour qui apprécie et s'intéresse à l'univers de Kim Ki Duk, cinéaste passionnant !

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MessageSujet: Re: Kim Ki-Duk   5/1/2011, 01:14

Le Mouton Sauvage a écrit:
J'ai vu, il y a peu, mon premier Kim Ki-Duk avec « Locataires », film de 20054, et j’y découvre une belle fable poétique, entre rêverie et cruauté.

Il serait temps de continuer, j'en ai encore vu un autre L'ile, très bon aussi, je n'ai malheureusement pas trouvé de coffret regroupant ses films comme pour d'autres cinéastes, quel dommage ! De tous ceux que j'ai vus, aucun ne m'a déçu, on retrouve des thèmes communs comme les relations homme/femme, des sentiments amoureux mais montrés sous un angle toujours inhabituel.

Des questionnements sur la jalousie, le désir, le temps, la solitude, les apparences avec toujours une pointe de poésie, des films qui ne sont pas tendres et j'aime bien l'association des deux, c'est un peu beau mais aussi cruel, un air d'optimisme et de légèreté sur fond noir, un côté onirique qui ajoute à la dualité que je ressens dans ces films.

L'ile est un film qui te plaira et dont je dirai un mot plus tard.

On se laisse facilement entraîner par la muette et belle Hee-jin qui vit au bord de l'eau et loue ces petits bungalows colorés ...
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MessageSujet: Re: Kim Ki-Duk   9/1/2011, 03:50

Vu L'ile récemment, c'est avec ce film que Kim Ki Duk s'est fait connaître d'un large public.

Ce film me fait penser à un conte, peut-être parce que le cadre posé est un lac entre brume et pluie dont on ne sort jamais, mystérieux et un peu effrayant où flottent de jolies petites cabanes très colorées et au milieu de ce paysage teinté de gris, on les dirait sorties de l'imaginaire d'un conteur.
L'histoire d'une jeune femme, Hee-jin, qui loue des cabanes flottantes pour la pêche mais pas uniquement, les hommes qui louent ces petits ilots colorés y vont aussi accompagnés


Elle vit sur la berge dans une maison en bois et s'occupe avec ses affaires, elle fait des aller-retours pour accompagner les pêcheurs, leur apporte du café, à manger, conduit les filles qui viennent gagner quelques monnaies. C'est elle qui fait le lien entre tous et cela m'a fait penser à une araignée qui tisse sa toile avec ses fils.
Ce qui renforce l'impression de rêve, de fantasme c'est qu'elle ne parle pas, tout se joue par des regards, elle observe tout, des échanges d'argent, le gestuel. C'est une jolie femme très gracieuse lorsqu'elle se déplace, saute dans sa barque, même lorsqu'elle nettoie les lieux après le départ des locataires.
Son silence, sa grâce en fait un personnage très attachant malgré sa main de fer et ses coups de sang expéditifs pour gérer ses affaires ou ses sentiments. J'ai beaucoup aimé l'animalité de cette femme.
Un très beau personnage qui sert un sublime film ! J'ai adoré et comme d'autres films de ce réalisateur, je vais continuer ma découverte de sa filmographie, un vrai plaisir !

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MessageSujet: Re: Kim Ki-Duk   

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Kim Ki-Duk
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