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 2001 l’odyssée de l’espace – S. Kubrick/A.C. Clarke

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Fido
Fils des Mothers
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MessageSujet: 2001 l’odyssée de l’espace – S. Kubrick/A.C. Clarke   22/10/2010, 04:17


En 1968, sort sur les écrans le film 2001 A Space Odyssey.
La réalisation en est signée par Stanley Kubrick, le scénario s’inspirant d’une nouvelle d’Arthur C. Clarke « la Sentinelle », celui-ci s’associe à Kubrick pour son écriture.
Le projet aurait pris naissance en 1964 suite à la lecture par Kubrick de la nouvelle de Clarke, il sera titanesque. Des spécialistes des effets spéciaux dont certains issus de l’industrie spatiale sont réunis, de nombreux décorateurs et encore plus de techniciens, en tout dans les 130 personnes qui seront employés pour le tournage. Il commence aux touts derniers jours de décembre 1965 et durera 7 mois. La postproduction demandera deux ans de travail supplémentaire. Le budget initial de 6 millions de $ dépasse finalement les 10 millions…
C’était dans les années 60 et finalement ces chiffres font rire aujourd’hui comparé à certains budgets (Avatar, plus de 300 millions et 2001 n’est même pas dans le palmarès des 100 films de genre SF/Fantastique où le dernier démarre à 60 millions et celui qui détient la palme se situe à 1065 millions – Pirates des Caraïbes 2 ).

Sans que je me doute de quoi que ce soit concernant ce film, il est projeté en avant première en avril 1968 à New York et a du débarquer dans ma petite ville de province l’année suivante où j’ai pris en pleine tête ce chef d’œuvre. Fort d'une quinzaine d'années, genre je sais tout mais je comprends rien, et amateur de Science Fiction j’ai pénétré dans la salle obscure sans me douter de rien pour en sortir 139 minutes plus tard tout petit et plein de questions, questions qui perdurent aujourd’hui encore. Depuis, ce film m’accompagne, le temps où je guettais ses passages en salle est aujourd’hui passé (ce qui est bien dommage, j’ai le souvenir de projections à 180° sur écran incurvé au Kinopanorama, une vrai expérience) mais il est là sur un petit disque argenté m’offrant la liberté de le visionner à volonté.

Indépendamment des effets spéciaux qui sont toujours mis en avant pour les films de genre SF, 2001 raconte une vrai histoire, celle de l’humanité. Avec le mystère de son origine et celui de sa destiné. Les effets visuels du film ne sont là que pour servir le propos et pour lui donner paradoxalement le plus de réalisme possible. 2001 est décliné sous deux formes, le film et le livre. Pour le film, c’est Kubrick qui donne le ton et pour le livre : A. Clarke. L’approche des mystères et les thèses en sont bien différentes. Et c’est bien là, la richesse du sujet.

Le traitement du film par Kubrick ne fait aucune concession au cinéma traditionnel ou familial. Pas de héros ici, la caméra se veut détachée et objective. Les dialogues seront brefs et souvent réduit au simple silence ou bruit de respiration. Pas de pathos non plus mais pourtant quelques scènes seront dramatique voire terrifiantes mais sans monstre d’aucune sorte.

Et puis la bande son, la société de production tente d’imposer Alex North, sur lequel Kubrick met une pression énorme. Faut dire qu’il a sa petite idée Kubrick, qui a finalement gain de cause avec les musiques initialement prévues. Il s’agit de l’ouverture d’Ainsi parlait Zarathoustra (Richard Strauss), du Beau Danube Bleu (Johan Strauss), Requiem et Lux Aeterna (György Ligeti) et d’extraits du ballet Gayane (Aram Khatchaturian).

Le film comporte 4 parties :
L’aube de l’humanité.
Des vaisseaux dans l’espace.
La mission Jupiter.
Jupiter et au-delà de l’infini.

L’aube de l’humanité dure dans les 20 minutes, y est présenté une terre semi désertique . Une horde de grands singes, peut être une tribu d’hommes préhistoriques qui tentent de survivre, se nourrissant des quelques végétaux qui poussent ça et là. Sans défenses, leur existence est dominé par la peur, ils restent groupés. Ils luttent pour l’accès au point d’eau contre un autre groupe similaire au leur, c’est un rituel de cris, de sauts ayant pour but d’effrayer ces rivaux. Puis vient la nuit, moment de tous les dangers, ils sont là dans un abri de fortune, simple dépression de rochers mais dans laquelle ils peuvent s’y tenir serré, prendre un peu de repos et attendre le lever du soleil pour repartir dans la même quête d’eau et de nourriture. Un temps qui pourrais durer l’éternité ou jusqu’à leur disparition…

-



Et puis un matin, il est là, les terrifiants au plus haut point !

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Le grand monolithe noir.

De proportions parfaites (1-4-9), il se dresse au milieu des rochers. Dans un premier réflexe, la tribu s’enfuit en hurlant mais refuse de s’éloigner de l’abri et dans des cris, tapant des pieds, le plus courageux fini par s’approcher pour éprouver la dangerosité de cet intrus. Et c’est un geste absolument magnifique lorsque bravant sa peur il promène sa main sur une des arêtes du monolithe, les autre finissent par le rejoindre et Kubrick ne nous en dit pas plus.

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Plus tard, l’individu qui semble dominer le groupe est en expectative devant le squelette de ce qui semble être un grand bovidé. Il lui vient à l’idée de prendre un gros os dans sa main et de s’en servir pour frapper d’abord timidement puis plus franchement les autres os qui l’entourent.
Il vient de découvrir l’arme !

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Dans les plans suivants, c’est abondance de nourriture, la chair d’herbivores peu méfiants puis vient le moment de se rendre au point d’eau. Les intentions ne sont plus les mêmes et la tribu s’approche plus furtivement, tous armés de long os.


-

C’est le premier meurtre et la prise de possession du territoire.



L’histoire de l’humanité vient de commencer, ce ne sera pas une aventure pacifique.



La séquence se termine sur le grand singe "Homo" ivre de puissance qui projette son arme vers le ciel !

Kubrick clos cet épisode dans une vision pessimiste mais d’une grande force visuelle. A.C. Clarke est plus descriptif et beaucoup moins catégorique dans son livre…


A suivre.

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Utopie
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MessageSujet: Re: 2001 l’odyssée de l’espace – S. Kubrick/A.C. Clarke   22/10/2010, 06:19

Ton message donne envie de voir(revoir) le film et de lire la suite... j'ai l'impression d'écouter un conteur Smile
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Le Mouton Sauvage
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MessageSujet: Re: 2001 l’odyssée de l’espace – S. Kubrick/A.C. Clarke   22/10/2010, 14:34

Utopie a écrit:
Ton message donne envie de voir(revoir) le film et de lire la suite... j'ai l'impression d'écouter un conteur Smile

Vivement la suite que je comprennes le film... Et après, je ressortirai mon petit disque argenté...
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MessageSujet: Re: 2001 l’odyssée de l’espace – S. Kubrick/A.C. Clarke   

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2001 l’odyssée de l’espace – S. Kubrick/A.C. Clarke
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