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 Marisha Pessl

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Bernique

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MessageSujet: Marisha Pessl   25/10/2010, 07:03

La physique des catastrophes

A lire si on a du temps et de la patience ! 800 p de roman construit comme un exercice de style.

L'histoire est simple : Bleue Van Meer est une ado précoce. elle vit avec son père, professeur d'université, spécialiste des questions de guerre et de terrorisme. il la promène de ville en ville au gré des postes qu'il occupe temporairement.
L'année de terminale marque un tournant dans la vie de Bleue. Comme le lui a promis son père, ils s'installent pour de bon dans une petite ville. La jeune fille, imposée par un professeur de cinéma qui s'intéresse beaucoup à elle, est intégrée dans un groupe d'ados étranges.
Un jour, on retrouve Hannah, le professeur de cinéma pendue à un arbre (vers la 500e page). A partir de là, Bleue, qui observait plus qu'elle n'agissait, commence à poser des questions, à recouper des informations, à interroger le passé de sa famille et les motivation d'Hannah.

Cela tient du roman initiation, du jeu sur les genres, du puzzle.
Appliquant le principe de son père qui est qu'il faut toujours justifier ses affirmations par la citation de ses sources, Bleue ponctue de façon compulsive son récit de références à des œuvres ou des thèses obscures.

Si on peut louer la virtuosité de l'auteur, j'ai fini par me lasser de cette façon de détourner le cours du récit par des considérations souvent méprisante au sujet du commun des personnages (même si cela se veut une critique de la société américaine). Le jeu des citations finit aussi par agacer, la ficelle finit par être trop voyante.

"À moins que ton nom ne soit comparable à ceux de Mozart, Matisse, Churchill, Che Guevara ou Bond - James Bond -, il vaut mieux que tu consacres ton temps libre à peindre avec tes doigts ou à pratiquer le palet, car personne, mis à part ta pauvre mère aux bras flasques et aux cheveux rêches qui te couve d'un regard tendre comme du veau, ne voudra écouter le récit de ta pitoyable existence, laquelle s'achèvera sans doute comme elle a commencé - dans un râle.»
Avec des critères aussi stricts, j'étais persuadée que je ne trouverais de toute façon pas ma sublime excuse avant d'avoir au moins soixante-dix ans, lorsque je serais pleine de tavelures et de rhumatismes, mais dotée d'un esprit aussi tranchant qu'un couteau de boucher, d'un mas provençal à Avignon (où je pourrais me délecter de 365 fromages différents), d'un amant de vingt ans plus jeune qui travaillerait aux champs (des champs de quoi, je l'ignore, sans doute une plante dorée et vaporeuse) et, peut-être, d'un petit succès à mon actif en sciences ou en philosophie. Et pourtant, la décision - ou plutôt, la nécessité impérieuse - de prendre la plume pour raconter mon histoire, et tout particulièrement l'année où elle se défit comme un pull dont on a tiré une maille, eut lieu beaucoup plus tôt que je ne l'aurais imaginé. "

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Marisha Pessl
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