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 Volker Schlöndorff

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Le Mouton Sauvage
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MessageSujet: Volker Schlöndorff   10/12/2010, 14:09

Filmographie



  • 1966 : Les Désarrois de l'élève Törless
  • 1967 : Vivre à tout prix
  • 1969 : Michaël Kohlhaas, le rebelle
  • 1975 : L'Honneur perdu de Katharina Blum
  • 1976 : Le Coup de grâce
  • 1977 : Rien que pour le plaisir, rien que pour le jeu
  • 1978 : L'Allemagne en automne
  • 1979 : Le Tambour
  • 1980 : Le Faussaire
  • 1980 : Der Kandidat
  • 1984 : Un amour de Swann
  • 1985 : Mort d'un commis voyageur
  • 1987 : Colère en Louisiane
  • 1990 : La Servante écarlate
  • 1991 : The Voyager
  • 1996 : Le Roi des aulnes
  • 1998 : Palmetto
  • 2000 : Les Trois Vies de Rita Vogt
  • 2004 : Le Neuvième Jour
  • 2006 : L'Héroïne de Gdansk
  • 2008 : Ulzhan

Volker Schlöndorff, représentant majeur du Nouveau Cinéma allemand des années 1960-70, s'impose en Allemagne grâce à son adaptation en 1975 du roman d'Heinrich Böll : L'Honneur perdu de Katharina Blum, puis obtient la reconnaissance internationale avec Le Tambour, adaptation du roman de Günter Grass pour lequel il est récompensé par la Palme d'or à Cannes en 1979 (ex æquo avec Francis Ford Coppola pour Apocalypse Now) ainsi que l'Oscar du meilleur film étranger en 1980.

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Le Mouton Sauvage
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MessageSujet: Re: Volker Schlöndorff   10/12/2010, 14:19

Quelque part au milieu des steppes sans fin d'Asie Centrale (entre Kazakhstan, Chine et Mongolie) se trouve un trésor. Un homme en a la clef, un fragment de carte antique. Dans sa quête sans répit, Charles ne cherche ni fortune ni gloire, seulement à sauver son âme. Ulzhan l'a compris dès qu'elle a posé les yeux sur lui...

Ulzhan, film de 2008 avec Philippe Torreton (L.627, L’appât, Capitaine Conan, ça Commence aujourd’hui, grand fidèle de Bertrand Tavernier), Ayanat Ksenbai (actrice Kazakhe) et David Bennent (Le Tambour, Canicule, Legend, She Hate Me)


Charles (Philippe Torreton) est un homme blessé. Il souffre intérieurement et dès le début j’ai ressenti de la peine pour lui. Un drame familial qu’il ne s’est jamais remis, et Charles abandonne tout, là-bas au Kazakhstan (papiers, voiture, envie), pour chevaucher l’immensité vide de cette steppe. Pourquoi là-bas ? Ce n’est que bien plus tard que je le découvrirai, mais ce n’est pas le plus important. Il fuit, c’est tout ce qu’il faut savoir.

Ce film, sorti relativement anonymement, est un bouleversant conte initiatique. Et comme tout conte, il a sa part d’invraisemblance et d’improbabilité. Mais il possède aussi une humanité rare dans le cinéma contemporain. Il prend le temps d’analyser les sentiments humains et poser quelques réflexions sur les âmes et sur les traditions du coin, là-bas à l’autre bout du monde, là où rien ne pousse, là où l’on croise uniquement chameaux et chevaux, là où règnent quelques vestiges de l’ère soviétique, champs de pétrole et territoires soumis aux essais nucléaires qu’un seul panneau et quelques barbelés déglingués balayés par le vent et la poussière semblent prévenir du danger potentiel des radiations (une scène très intense).

Ce film m’a profondément ému (et cela pour la seconde fois). Il possède cet aspect contemplatif que j’apprécie aussi bien dans mes lectures que dans mes films mais en plus il a cette part de mystère, de magie et de poésie qui m’envoute de par son évasion sur les grandeurs des steppes septentrionales. Là-bas, Dieu n’a pas créé de frontières, on est au Kazakhstan mais j’aurais très bien pu me trouver sur les steppes mongoliennes (j’ai souvent repensé au roman « Mon beau cheval noir » de Zhang Chengzhi)


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MessageSujet: Re: Volker Schlöndorff   10/12/2010, 23:05

Le Mouton Sauvage a écrit:

Ce film m’a profondément ému (et cela pour la seconde fois). Il possède cet aspect contemplatif que j’apprécie aussi bien dans mes lectures que dans mes films mais en plus il a cette part de mystère, de magie et de poésie qui m’envoute de par son évasion sur les grandeurs des steppes septentrionales.
Comme on se rejoint très souvent sur ses aspects, je note ce film à voir Smile merci merci !
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MessageSujet: Re: Volker Schlöndorff   11/12/2010, 06:39

« Les grandes douleurs donnent un besoin d'espace, de solitude, d'absolu. Notre héros, que l'on devine brisé (il dort en serrant contre son coeur la photo d'une famille jadis unie...), débarque en plein désert kazakh avec pour unique projet d'arpenter la steppe à cheval, à la recherche de quelque paix intérieure. Ulzhan, une jeune prof de français (il faut bien justifier qu'elle sache le parler !), tombe sous son charme. Elle décide de le suivre au long de ce voyage initiatique dans un pays laminé par le pouvoir soviétique qui y avait installé ses goulags et y pratiquait ses essais nucléaires.

L'homme à l'infini chagrin dans le pays en ruines : la métaphore, pourtant lourde, est filée jusqu'au bout. Philippe Torreton, plutôt sobre dans ce rôle quasi mutique, rencontre David Bennent, nomade maquillé, mi-conteur, mi-personnage de cirque. On ne croit pas plus à l'amitié des deux hommes qu'à l'amour passionnel d'une jeune Kazakhe pour ce voyageur improbable. Aussi l'époustouflante beauté des paysages reste-t-elle d'une insondable vanité. »


Je vous ai mis la critique de Télérama et le lien sur le site. Non pas que je sois contre cette critique, mais parce qu’il est intéressant de voir la réaction des spectateurs, dont beaucoup ne vont pas dans ce sens (moi y compris). Comme quoi, la perception d’un film est souvent une affaire très personnelle et l’émotion ne se commande pas. Le cinéma est un art et il est souvent difficile de dire ce qui touche, ce qui effraie, ce qui indiffère par chacun aura son propre degrés de visionnage en fonction de ses goûts, de son vécu, de ses envies personnelles…
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